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le 15 Juillet 2008 à 20:15:00
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La quatrième interview de Colors Of WildLife est consacrée à un photographe animalier, qui ne cesse de parcourir la planète pour photographier le monde animal dans sa beauté et sa diversité. Mais il ne photographie pas uniquement ce que la nature a de plus beau à nous offrir. Il nous montre aussi une autre réalité : la plupart des créatures et des paysages sauvages qui nous ont tant fait rêver sont fragiles et sont maintenant directement menacés par les activités humaines…

Christophe Courteau


Christophe Courteau

Ses images sont diffusées en France et dans le monde entier et ont été primées dans de nombreux concours photos internationaux.

Pour en savoir un peu plus : son site.

Du pur régal entre les photos de la faune d'Afrique Australe - Les Girafes blanche du Niger - le Delta de l'Okavango - Le Desert du Namib - les grands singes du Rwanda - Les Geladas d'Ethiopie - Les lycaons du Botswana - Le jaguar, prince du Pantanal - L'Inde, au pays du Tigre...

Nous le remercions, vivement d'avoir accepté de se prêter à cet exercice, avec beaucoup de gentillesse et en jonglant avec un agenda professionnel très chargé.

COW - Peux-tu nous présenter ton parcours et ce qui t’a amené à devenir photographe animalier ?

CC - J’ai fait des études de biologie à Tours puis Rennes complétées par de la géographie (DESS Paysages à l’Institut de Géographie de Tours).

COW - Toi qui voyage un peu partout dans le monde, dans le cadre de ta profession, que te procurent l’Afrique et sa faune sauvage comme émotions particulières ? Et quel est ton parc africain favori ?

CC - L’Afrique, pour moi comme pour la plupart de mes confrères, c’est juste la concrétisation d’un rêve de gamin. Les grandes étendues sauvages, les fauves, les troupeaux d’animaux à perte de vue, les lumières de fou, les odeurs, le froid, la chaleur, la soif, parfois même la peur, ça arrive et il ne faut pas le nier, toutes ces sensations sur le terrain, c’est ce dont on rêve quand on a 7 ou 8 ans et que l’on feuillette des bouquins sur les animaux d’Afrique. Puis la télé a fait le reste, mettant de la vie et du son sur ces images arrêtées, même si c’était en noir et blanc ! Je n’ai pas de parc africain favori, je n’aime pas le concept de parc qui veut dire des limites, des barrières, des frontières, je lui préfère le concept de région biogéographique, peut être une déformation professionnelle, en tout cas, la région qui me fait vibrer personnellement, c’est le Kalahari et le Delta de l’Okavango au Botswana. Là, je suis carrément tombé amoureux du pays. Impossible de l’expliquer, un coup de foudre ne s’explique pas !

Christophe Courteau - Eléphants au Botswana (1)

COW - As-tu déjà pris un risque pour immortaliser certaines scènes et réaliser LA photo ? Si oui, peux-tu nous en livrer le contexte et les détails ?

CC - Des risques, on essaie évidemment d’en prendre le moins possible ! Mais il arrive parfois qu’il faille aller un peu au-delà des limites que l’on s’impose ou que l’on s’est vu imposer... Par deux fois j’ai failli marcher dessus et une fois je me suis carrément retrouvé face à mon pire cauchemar de gamin : le mamba noir. Quand cette bestiole vous fait face à 2 - 3 mètres de vous, la tête à votre hauteur, et que vous êtes là, comme un idiot à pied avec le trépied et le 500 mm à la main, vous n’en menez pas large. Le moindre mouvement, et c’est le drame. Loin de tout, au fin fond du rift Africain, il n’y a pas de ticket de retour... Alors oui, des risques, il y en a. Quand un éléphant furieux défonce le Land Cruiser, c’est pareil, on en mène pas large sur le moment. Evidemment, après, on se fait charrier ! Mais en fait, en ce qui me concerne, je ne prends pas de véritable risque pour prendre LA photo. Ça arrive toujours quand on s’y attend le moins. Si on sait qu’on doit prendre un risque, en fait, on prend un maximum de précautions et ça se passe bien. Non, à mon sens le plus risqué, c’est la route, et il faut dire aussi qu’il y a des coins relativement peu recommandables en Afrique où on peut prendre une balle de Kalachnikov juste pour quelques dollars, ou juste parce qu’on était là...

COW - Quelle serait la scène animalière que tu rêverais de prendre en photo ? Ta quête du Graal, en quelque sorte ?

CC - La quête du Graal !?! Il y a tant de choses que j’aimerais photographier ! Je travaille sur un sujet depuis plusieurs années et il y a notamment une scène que je n’arrive pas à mettre en boite comme je le voudrais... A chaque fois il s’en faut de peu... Mais ça, ça reste un “secret” et c’est très personnel... En fait je dirais que ce sont plutôt des lieux où j’aimerais aller. Mais on ne peut pas tout faire. L’Antarctique reste une destination que j’ai mise en stand-by, dès que j’ai la possibilité, c’est sûr, j’y vais, mais ce sera sans doute plus une démarche personnelle que professionnelle.

Christophe Courteau - Gorilles (1)

COW - Sur ton site (dans la rubrique actualité), on te voit, face à un pangolin. Peux-tu nous raconter le contexte de cette surprenante et rare rencontre ?

CC - Le Pangolin ! Ha ça c’est marrant, parce que je ne sais pas pourquoi, mais j’en vois assez régulièrement depuis ces dernières années, environ 3 ou 4 par an, alors que je connais pas mal de guides qui n’en ont jamais vu ! Celui-ci s’est en fait approché de moi alors que je buvais mon apéro tranquille à la tombée de la nuit en pleine brousse ! J’ai passé presque 2 heures à la photographier sous tous les angles, surtout au grand angle ! Je n’ai même pas fini mon Gin’ tonic ce soir là ! Il m’est aussi arrivé de prendre des photos de Pangolin au raz du sol quand la meute de lycaons que je suivais depuis 2005 s’est approchée vers moi, j’ai foncé à la voiture pour troquer le grand angle contre le 500 et puis le temps que je m’allonge au sol, ils étaient tous autour de moi à un ou deux mètres! Impossible de faire la moindre photo évidemment, quand je me suis levé pour reprendre le grand angle, ils avaient pris de la distance ! Pendant ce temps là, le pangolin n’avait pas bougé d’un pouce !

COW - Concernant ton reportage, sur les lycaons du Botswana, peux-tu nous en dire plus sur ces rencontres, le temps consacré à la réalisation d’un tel reportage, les conditions de celui-ci et enfin, quel message souhaites-tu faire passer, quant à la préservation de ce chien sauvage, que l’on sait tristement menacé ?

CC - Le Lycaon, c’est effectivement l’animal que je préfère photographier. Mais c’est du sport ! Il faut pouvoir le suivre lors de la chasse ! En brousse, on doit le suivre à plus de 50 Km/h en 4x4, c’est évidemment très excitant, mais vraiment dangereux ! Dans ces conditions, l’accident est vite arrivé, une souche cachée dans les herbes, un terrier trop profond et c’est la catastrophe ! Mais je dois dire que je travaille avec une très bonne équipe sur place, de vrais pros ! Depuis 2004 je suis trois meutes. C’est vraiment intéressant de voir la meute évoluer ainsi que les individus. Les lycaons sont reconnaissables grâce à leurs taches et je peux reconnaître certains d’entre eux au premier coup d’oeil, il faut dire que j’étais là le jour de leur première sortie du terrier. La première chose qu’ils ont vu lors de leur sortie au grand jour, c’était mon véhicule posté à quelques mètres ! Ils sont tellement habitués au véhicule qu’une fois, lorsque je perdais du terrain en essayant de les suivre poursuivant des impalas, je me suis rendu compte qu’ils ralentissaient en regardant derrière, comme pour me demander d’accélérer et me permettre de remonter à leur niveau. Lorsque je me suis retrouvé juste à côté de la meute, ils me regardaient et ont accéléré de nouveau pour rattraper l’impala ! Ça, c’est le genre d’émotion qui ne vous lâche jamais ! Et puis c’est un privilège rare de pouvoir photographier cette espèce. Il ne resterait plus que 3 ou peut-être 4000 lycaons dans toute l’Afrique, autant dire que l’espèce est gravement menacée. Leur réputation de chasseurs hors pairs n’est pas usurpée, mais cela leur vaut aussi d’entrer en conflit direct avec les éleveurs dans certaines régions, sans compter la disparition inéluctable des zones sauvages... L’espèce est réellement en danger. Mais je garde espoir car au Botswana, les populations sont encore en bonne santé. Je repars dans quelques jours pour voir comment se porte une meute que j’ai photographiée l’an passé. Pour la première fois, on a pu démontrer qu’une meute pouvait avoir deux portées la même année à 4 mois d’intervalle et surtout j’ai même pu photographier les chiots du couple dominant alpha en train de nourrir leurs petits frères de la portée suivante. Une première mondiale et aussi une bonne nouvelle, c’est la preuve de leur grande adaptabilité. Cette meute a de nouveau des jeunes cette année et je viens d’avoir un message pour me dire que les petits viennent de faire leur première sortie... Je suis donc impatient d’y retourner dans quelques jours !

(1) Christophe Courteau - Combat hyène - lycaon

COW - Même question, concernant ton reportage sur les Singes Géladas d’Ethiopie. Peux-tu nous en dire plus sur ces rencontres, le temps consacré à la réalisation d’un tel reportage, les conditions de celui-ci et enfin, quel message souhaites-tu faire passer, quant à cette espèce endémique et menacée ?

CC - Dans un tout autre registre, je suis allé photographier les singes Géladas en Ethiopie pour les besoins d’un livre qui est paru il y a quelques mois chez Flammarion “Singes en danger”. Je suis parti comme souvent avec mon complice Philippe Huet, écrivain naturaliste, auteur des textes. Il existe une petite population de Géladas au nord d’Adis Abeba mais les Géladas vivent principalement sur les hauts plateaux des Monts du Simien, tout au nord du pays, à près de 4000 mètres d’altitude. C’est un animal grégaire au look incroyable ! Les mâles portent une sorte de crinière épaisse qui prend très bien la lumière en contre jour, un régal pour le photographe ! Mais photographier les Géladas, ça se mérite ! En dehors de l’aspect physique et on peut même dire sportif, car suivre les Géladas lors de leurs déplacements sur les pentes abruptes des Monts du Simien ce n’est pas rien, quand nous y sommes allés il n’y avait encore aucune infrastructure et notre camp de base était particulièrement “rustique”, mais quel plaisir de vivre au coeur d’un tel environnement sauvage entouré de plusieurs centaines de Géladas ! Eux aussi sont fortement menacés, leur aire de répartition ne cesse de rapetisser. Ils font malheureusement partie de cette longue liste d’animaux qui se sont réfugiés dans des zones isolées et difficiles d’accès pour échapper à la pression humaine.

Christophe Courteau - Singe Geladas (1)

COW - "La photographie animalière et de nature un moyen pédagogique et efficace pour protéger la nature". Objectif atteint ?

CC - La photographie de nature comme moyen de lutte et de sensibilisation ? Oui, absolument ! Mais ce qui me rend triste, c’est de voir que malgré tous nos efforts à tous, photographes bien sur, mais aussi cinéastes, écrivains et journalistes, malgré l’énergie que nous déployons pour sensibiliser le grand public, la nature sauvage continue de reculer davantage, l’environnement se dégrade encore et encore. Bien sûr il y a des succès extraordinaires ici ou là, mais globalement les nouvelles ne sont pas très bonnes, il ne faut pas se le cacher. Et c’est la raison pour laquelle il ne faut pas faiblir, il faut continuer coûte que coûte à montrer, à expliquer. Personnellement, en plus de mon activité de photographe, j’accompagne dans le monde entier des petits groupes de photographes passionnés. Ce genre de tourisme très ciblé participe activement à la conservation de la nature dans des régions qui sont particulièrement en difficultés. Chacun de mes clients, par sa présence sur place, participe à la lutte contre le braconnage, donne du travail à des guides et des pisteurs locaux qui étaient parfois d’anciens chasseurs ou braconniers et qui n’avaient d’autre choix pour nourrir leur famille... Je suis très fier de savoir que lorsque j’emmène des clients photographier des espèces comme le lycaon, le léopard, le jaguar, le chimpanzé ou l’orang-outan, et bien tous ensemble nous participons non seulement à la conservation d’une espèce rare ou d’un milieu fragile, mais aussi et c’est indissociable pour moi, à donner du travail à des gens qui n’auraient probablement aucun revenu sans ce tourisme. Malgré tout, ce qui me gène encore aujourd’hui, c’est notre empreinte carbone, même si nous finançons systématiquement des organisations comme Good Planet, mais je suis certain que cela aussi va changer et nous trouverons des solutions viables dans les toutes prochaines années. Le tourisme reste un des leviers essentiels à la conservation de la nature, l’exemple du Kenya est frappant à cet égard, et c’est bien pour cela que nos images de nature, publiées dans les magazines et beaux livres, sont si importantes car elles font rêver, du moins, on l’espère ! Alors objectif atteint, je le voudrais bien, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir à mon avis !

Christophe Courteau - Jeune orang-outan (1)

COW - Peux-tu nous en dire un peu plus sur les choix de tes boîtiers, de tes objectifs et les réglages de tes appareils photos (RAW et/ou JPEG, courbes de rendu personnalisées, réglage doux dans l'optique d'un meilleur traitement à posteriori ou réglages pour un rendu proche du résultat final, etc...) ?

CC - Personnellement, mes réglages sur les boîtiers sont assez basiques, car je ne fais que du RAW et c’est surtout à posteriori que je travaille les images. Toujours au bureau, jamais sur le terrain. Sur place, je ne fais que mon editing large et mes sauvegardes.

COW - T’autorises-tu à effectuer un post-traitement sur certaines images ? Si oui, jusqu'à quel point t’autorises-tu à le faire ? Bref, quels sont les choix et compromis que tu fais pour affiner le "style Christophe Courteau" ?

CC - J’essaie généralement de ne pas aller trop loin dans le post-traitement des images sélectionnées, pour plusieurs raisons. La première, c’est tout simplement que ce n’est pas notre métier. Nous ne sommes ni graphistes, ni coloristes... Chacun ses compétences. Et puis les éditeurs n’aiment pas trop les images trop travaillées. Si je peux, je donne un fichier en 16 bits ce qui donne encore plus de latitude lors de la photogravure. Ceci étant dit, sur certaines images, je n’hésite pas à retoucher si le besoin s’en fait sentir. Un document important mais avec un élément perturbateur dans l’image comme un brin d’herbe, sera systématiquement retouché pour redonner le sens esthétique à l’image. Ce qui compte pour moi, c’est le résultat. Nous avons des outils, je n’ai aucun problème avec la retouche si elle reste dans des proportions raisonnables. Je n’ajoute rien à mes images, j’enlève ce qui me gène... Il y a des photographes comme Steve Bloom qui retouchent profondément leurs photos en ajoutant des effets qui donnent évidemment encore plus de force aux images. C’est un choix qui n’est pas le mien. Quant à un style “Christophe Courteau”, alors là, non, je ne crois pas avoir “un style”, même si j’affectionne particulièrement certain type d’images, les cadrages serrés par exemple. Personnellement j’aime particulièrement les images assez denses. Malheureusement, ça ne correspond pas forcément à notre “culture” de l’image en France ou plus largement en Europe, mais qu’importe j’adore les ambiances assez sombres et bien contrastées. Je n’hésite pas sur le contraste...

(1) Christophe Courteau - Lion au Botswana

COW - Quels sont les 5 règles ou conseils que tu pourrais donner aux membres de Colors Of WildLife pour réaliser une bonne photo ?

CC - Les conseils sont simples et probablement les mêmes que tout le monde, mais les trois principaux conseils pour moi sont : de la patience, beaucoup de rigueur, et énormément de persévérance. Personnellement, je suis “jusqu’auboutiste”. Les deux derniers conseils seraient aussi de savoir ce que l’on veut et savoir s’arrêter à temps. Etre jusqu’auboutiste pour moi c’est aussi ça, savoir quand on a atteint ses propres limites ou les limites d’une “manip”.

COW - Hors Afrique, que te procurent les rencontres avec les mythiques félins tels que les tigres d’Inde, le Jaguar du Pantanal ?

CC - Le tigre en Inde c’est d’abord une rencontre incroyable. Avoir la chance de photographier un tigre, le célèbre Shere Khan de Kipling, c’était un rêve de gamin. L’animal est tellement majestueux, tellement photogénique, tellement puissant. Quand il se déplace en forêt, c’est la force tranquille. J’adore les ambiances de la forêt Indienne, alors les alarmes des cerfs, des singes. C’est magique. Malheureusement, le rêve est en train de devenir une sorte de cauchemar... Ceux qui sont allés photographier le tigre en Inde doivent comprendre ce que je veux dire. Dans les réserves réputées pour le tigre, c’est un tel busines que c’est devenu la foire d’empoigne. J’ai eu la chance de faire plusieurs séjours, mais la dernière fois je me suis dis que je ne reviendrais pas de si tôt, en tout cas, pas tant que les règles n’auront pas changées dans les Parc. Sur une photo j’ai pu compter 42 véhicules agglutinés sur une piste pour traquer au pauvre tigre qui s’était réfugié dans un marécage. Personnellement, je ne supporte pas de telles pratiques. Et je ne parle pas du comportement de certains guides sur place qui sont prêts à n’importe quoi pour augmenter leur pourboire. Non, pour moi photographier le tigre ressemble plus à une corvée aujourd’hui. Je ne devrais probablement pas le dire, mais c’est ce que je pense, alors...

Chirstophe Courteau - Tigre d'Inde (1)

Quant au Jaguar, alors là, c’est totalement différent. Ça reste un véritable challenge, et ça c’est réellement très excitant. Et puis il existe très très peu de bonnes images de jaguar en liberté... Personnellement, je rentre juste d’un séjour au Brésil, au Pantanal et j’avoue que je n’ai pas ramené une seule bonne photo de jaguar, et pourtant je peux vous certifier qu’on a mis le paquet pour le trouver. Mais ça reste très très difficile. Les 3 jaguars rencontrés en 8 jours pleins ne sont restés à découvert que durant quelques secondes, dont un en pleine nuit... J’ai eu à peine le temps de viser et shooter, de nuit, sur un bateau en plein dans des courants violents tout en manoeuvrant le bateau, jetant l’encre, etc... ! Pas simple comme manip ! En ce qui me concerne, je n’ai pas eu du tout de bonne opportunité lors de ce séjour, mais bon j’ai la chance d’y retourner en septembre alors j’espère bien prendre de bons clichés cette fois-ci, je reste confiant !

COW - Quelle est la scène animalière lors de ton dernier voyage photographique, qui t’as le plus émue ? Peux-tu nous l’illustrer ?

CC - Juste avant le Pantanal, j’étais en Afrique du sud. Là, j’ai beaucoup plus de chance avec les léopards ! Notamment avec une femelle et ses 3 jeunes tout juste sortis de leur terrier. Les conditions de prises de vues ont été difficiles la plupart du temps car la mère avait installé ses jeunes dans un endroit pratiquement inaccessible au fond d’un ravin, dans les herbes et les broussailles... Mais bon j’ai quelques images intéressantes et surtout, j’ai pu passer plusieurs heures tranquilles à photographier cette femelle qui prenait grand soin de ces rejetons... Et ce genre de scène ne se présente pas tous les jours !

Christophe Courteau - Jeune léopard (1)

COW - Pour terminer : as-tu des projets en perspectives (livres, expositions en préparation…) que tu souhaiterais partager avec nous ?

CC - Des projets, on en a toujours ! Dans l’immédiat, J’ai un nouveau livre à sortir à l’automne, chez Michel Lafon Publishing... Bon, je ne suis pas censé vous donner l’info, mais sachez qu’il s’agit d’un beau petit livre, un recueil de proverbes africains... Avec beaucoup de photo d’animaux évidemment ! Je ne vous en dis pas plus, mais se sera une excellente idée de cadeau à Noël !!! A plus long terme, j’ai un nouveau projet au Botswana, c’est pour cela que je repars dans quelques jours !

Sa galerie sur Colors Of WildLife : D'un bout à l'autre de la planète par Christophe Courteau

(1) Photos de Christophe Courteau

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