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Auteur Fil de discussion: La Namibie pas à pas. Récit de voyage.  (Lu 16015 fois)
dric
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« le: 09 Juin 2006 à 18:11:45 »

Vu que j'ai un peu de temps, en ce moment, je commence ce petit récit.


La Namibie pas à pas, la nature à l'état pur.



Voyage de 22 jours en camping, réalisé du 13/12/03 au 01/01/04, par l'intermédiaire de Nomades-Aventures et de Makala Safari.

Présentation : La Namibie est l'un des pays les moins peuplé de toute l'Afrique. Elle n'abrite qu'un milions sept cent milles habitants, soit 2 habitans au km2. La côte Atlantique, qui va de l'Angola à la république sud-africaine, dépasse les 1300 km de longueur. Venteuse, sauvage et plutôt froide, elle est inhabitée dans sa majeure partie. Au sud, la rivière Orange marque la frontière naturelle avec l'Afrique du sud. Au nord, la rivière Kunene et Okavango tracent l'essentiel de sa frontière avec l'Angola. Enfin, à l'est, les sables rouges du désert du Kalahari marquent une frontière rectiligne avec le Botswana. Une exentricité historique, la bande de Caprivi, créée pour relier la Namibie à l'autre colonie anglaise, le Zimbabwe.




1er et 2ème jour : Paris/Johannesburg. Vol de nuit/Jo'burg, Windhoek.
Nous voilà en route pour une sacrée aventure. Nous nous apprêtons à passer les 20 prochains jours en Namibie, pour y effectuer un voyage d'aventure organisé de près de 3500km à travers le pays.
Personnellement, j'étais à la fois impatient et un peu inquiet. C'est vrai, après tout je m'apprête à traverser un pays totalement inconnu, où personne ne parle français et en plein été austral. A cette époque de l'année, il peut faire jusqu'à 45 voir 50°c à l'ombre. Il est donc normal d'avoir quelques craintes.
En tous cas jusqu'ici tout va bien. Nous sommes partis très tôt ce matin pour Paris où nous avons pris un autre vol pour Johanesburg en Afrique du sud. Il ne restait plus qu'à patienter toute la nuit avant de pouvoir en profiter. Dans l'avion, nous avons fait connaissance avec Guy et sa femme Jacqueline qui à eux deux forme le reste de notre groupe de voyage. La nuit fut longue et ennuyeuse et je n'ai quasiment pas fermé l'oeil. Après avoir traversé toute l'Afrique du nord au sud, notre avion atterissait enfin sur la piste de l'aéroport international de Jo'burg. Il était 7h 30 de matin et il faisait 22°c à l'ombre. Welcome to Africa.


Cela faisait quand même 28 heure que nous étions partis de Saint-Etienne et c'est avec soulagement que nous sommes enfin montés dans un autre avion, direction Windhoek. La dernière ligne droite avant l'aventure. Nous avons donc survolé, en plein jour, le sud du Botswana et son fameux désert du Kalahari. Le paysage y était d'une plenitude absolue et la terre de couleur totalement rouge. Au bout d'une bonne heure de vol, nous sommes enfin arrivés en vue d'un massif montagneux d'une rare beauté.



13 heures, 35°c à l'ombre. Aeroport d'Hosea Kutako

L'aéroport en lui même est tout petit mais très moderne et nous étions le seul avion en vue. Il se situe à 60 km de Windhoek. Perdu au milieu des montagnes arides et magnifques du centre du pays. Nous avons pu récuperer nos bagages en un clin d'oeil et avons fait la connaissance de Nicolas, notre super guide local. A l'époque c'était le seul guide namibien francophone. Autant dire que c'est une chance!!!
Il avait 25 ans, d'origine Herero, assez grand et tout maigre . Il nous a tout de suite paru très sympa. C'est ainsi qu'après 30 heures de voyage depuis notre départ de Sainté, que nous sommes arrivés à notre destination finale. La Namibie. Rien que son nom donne un sentiment d'aventure et de dépaysement. Nous pouvions prendre place dans notre 4x4 pour nous diriger vers la ville. A chacun des km que je voyais défiler par la fenêtre de notre véhicule, je n'arrêtais pas de me répéter cete phrase insencée et pourtant bien réelle. "J'étais en Namibie". C'est vrai, comment aurais-je pu m'imaginer, un jour, venir dans un pays dont je ne connaissait même pas le nom il y a 2 ans à peine Heuh?


Le paysage frappait déjà par l'aridité des montagnes avoissinantes et seules quelque Aloes et Euphorbes arrivaient à y pousser. Au bout d'une demi-heure de route, nous sommes arrivés à Windhoek. Cette ville se situe au centre du pays, sur les hauts plateaux namibiens, à quelques 1680 mètres d'altitude. On se serait cru à "plainsante ville". Les maisons y sont d'un style architectural germanophone. Des grandes avenues presque vides partent en lignes droite et les trottoirs y sont d'une propreté exemplaire. Quelle drôle de sensation que d'avoir traversé la moité de la terre pour se retrouver dans une petite Europe identique à la notre. Windhoek est tout, sauf une ville africaine. Rien à voir avec Antananarivo! Ici tout est neuf, tout est moderne. Presque trop peut-être ? La sensation que le "blanc" est quand même plus riche que le "noir" est omnipresente. Il ne faut pas oublier de dire que la Namibie à pris son indépendance il y a à peine 16 ans de cela. C'était en 1990, en même temps que l'abolition de l'apartheid
Enfin bref, nous nous sommes installés dans un quartier très chic de la vile, à côté des grandes banques gardées par des 'shoufs' armées. Cela s'appelait 'la pension Huland'. Nous avons enfin pu nous doucher et profiter du reste de la journée pour se reposer de ce long voyage. Tout en étant persuadés d'être à la veille d'une aventure incroyable



3ème jour : Okahandja/Waterberg.


Nous avons quité la capitale, sans même avoir pu la visiter. Nous devions nous rendre au plateau de Waterberg, situé à 3 heures de route. Les pistes, en Namibie, sont plus que parfaites et l'on peut y rouler facilement jusqu'à 120km/heure. Elles partent en lignes droites jusqu'à l'horizon. Le paysage était fait de vastes plaines parsemées d'une multitudes de termitières géantes pouvant atteindre 6 à 7 mètres de hauteur. J'ai pu observer mes 1er animaux sauvages. 1 Koudou (antilope) et un couple de phacochères. Bizzarement, les pistes étaient bordées d'interminables barrières de sécurité qui n'étaient rien d'autres que les limites des propriétées des fermiers d'origine Africaneer's. (les blancs). Ils possèdent des terres pouvant atteindre une superficie de plus de 10 000 km2. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés au marché artisanale d'Okahandja. Ont a pu y acheter des petites statuettes en bois sculpté.
2 heures plus tard, nous pouvions admirer une falaise de gré rouge, qui se soulève à 200 mètres au dessus de la plaine. Nous venions d'arriver à la réserve spéciale de Waterberg


Cette petite zone protégée est une véritable arche de noé suspendue. Nous nous sommes installés au camp Bernabé de la Bat situé aux pieds de la falaise. Le plateau occupe un grand plateau suspendu à 200 mètres au dessus de la plaine avoissinante. Il mesure 50 km de longueur sur 16 de large. Là-haut résiste un écosystème très varié. Ainsi il est possible d'observer des Rhinocéros blanc, des Hippotragues noirs et l'antilope rouane qui sont des éspèces très rares. Et bien sûr un nombre incroyable d'espèces différentes.
Nous n'avons malheureusement pas vu tout ces animaux mais quelques Babouins, Mangouste rayées et damans des rochers. Nous sommes montés au sommet du plateau et la vue y était incroyable. Une immense plaine filait jusqu'au fin fond de l'horizon pour ne s'arrêter qu'à plus de 1500 km de là, au Zimbabwe, après avoir traversé tout le Botswana. Le mot plaine prenait tout sons sens. Nous étions aux portes du fameux désert du Kalahari, rendu célèbres grâce au film "les dieux sont tombé sur la tête".
Le soir venu, nous nous sommes installé près d'un arbre immense, pour y passer notre 1ère nuit sous la tente en Afrique australe


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« Répondre #1 le: 09 Juin 2006 à 23:13:55 »

Bien intéressant ton récit, pays que je ne connais pas et qui m'intéresse aussi.
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« Répondre #2 le: 10 Juin 2006 à 11:59:02 »

4 et 5 ème jour : Etosha national park.

Notre voyage continue en direction du nord. La journée s'annonçait caniculaire. Nous devons passer les 2 prochains jours au parc d'Etosha pour y effectuer un safari photo dans l'une des plus grandes réserves d'Afrique australe. Soit 22 000 km2 de terre réservée aux animaux sauvages. Sur le trajet nous nous sommes arrêtés à Outjo, la dernière ville avant Etosha. Ce qui m'a surpris, c'est d'y trouver un super-marché super moderne, perdu au milieu de la brousse. Tenu par des Africaneer's. Ils seraient environs 200 000 dans le pays et sont issus des 1ers colons arrivés dans les années 1850.
Peu de temps après, nous sommes enfin arrivés à Etosha. Dès l'entrée, un grand troupeaux de springboks, puis quelques zèbres et oryx  se sont laissé observer sans problème.
En fin de matinée nous sommes arrivé à Okakuejo, situé au beau milieu de la réserve. Le thermomètre indiquait 40°c à l'ombre. Ce camping est très bien aménagé. Il possède un bar, un restaurant, une boutique de souvenirs et même une piscine. Une grande tour est plantée à l'entrée du camp. De la haut, une vue panoramique de 360° donne sur une plaine sèche et aride peuplée par les animaux.
Le petit plus de ce camp, c'est qu'il dispose d'un petit point d'eau éclairé la nuit. Ce qui permet d'observer les animaux les plus farouches, sans même sortir du camping. C'est ainsi, qu'installés tranquillement sur un petit banc, nous avons pu observer 6 lionnes entrain de s'abreuver. 1 heures plus tard, c'est un éléphant solitaire qui fit sont entrée suivit de très près par un rhinocéros blanc. Quelle rencontre, les 2 monstres des savane l'un à côté de l'autre se regardant du coin de l'oeil, l'aire de dire "reste bien tranquille toi, où j'te charge". Grimaçant Grimaçant Grimaçant
Pendant 2 jours, nous avons effectué un safari photo très sympathique et rempli de rencontres étonantes. D'abord ce fut les girafes, puis un elephant solitaire, les chacals, les pacochères, les bubales, les oryx et même 3 petits lionceaux sur un muret. C'est ici, dans cette plaine sèche et aride que vivent le plus grand nombre d'animaux de tout le pays. Malheureusement nous y étions en pleine saison des pluies, de ce fait, les animaux y sont beaucoup plus difficiles à observer. Dès que le 4x4 s'arrêtait devant un point d'eau, le vent chaud nous prenait à la gorge. Mais nos 5 sens étaient en éveil, prêts à nous avertir de la moindre présence animale. Ce fut ma 1ère vrai leçon de la brousse. On y a observer, aussi, de nombreux oiseaux comme les marabouts, les vautours et les faucons...
Le soir du 2ème jour, nous nous sommes installés au camp de Namutoni. C'était un fort allemand au temps des colonies. Le coucher de soleil était magnifique et un orage assez violent est passé juste à côté de nous. C'était mon 1er vrai safari en Afrique!!!
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« Répondre #3 le: 10 Juin 2006 à 14:24:43 »

congratulations! bon récit intéressant, mais bon dieu! qu'il a l'air de faire sec
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« Répondre #4 le: 10 Juin 2006 à 14:39:56 »

On m'a souvent dit en effet que le point d'eau d'Okakuejo était le soir, un des endroits privilégiés pour observer de bien jolies scènes animalières. (Elephants, Rhinos, Lions, Léopards ...)  Cool
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Point besoin de porter la crinière, pour croquer la latérite afin qu'elle coule dans mes veines.



Si vous appréciez un commentaire constructif sur vos photographies.... Les autres aussi… Merci.
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« Répondre #5 le: 10 Juin 2006 à 14:50:02 »

On m'a souvent dit en effet que le point d'eau d'Okakuejo était le soir, un des endroits privilégiés pour observer de bien jolies scènes animalières. (Elephants, Rhinos, Lions, Léopards ...)  Cool

Il y a trois points d' eau éclairés à Etosha ; je n' y ai pas vu de fauves mais effectivement un rhino et un impressionant troupeau d' éléphants (je ne sais plus auquel des trois points d' eau, c' était celui ou on campait.)

J' avais vu des dik-diks au Waterberg..... c' est mignons comme tout !  Tire la langue
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« Répondre #6 le: 10 Juin 2006 à 15:55:27 »

Chouette! super récit! y-a-t-il une suite? Embarrassé en tous cas merci! Sourire
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« Répondre #7 le: 10 Juin 2006 à 16:55:10 »

6ème jour : Ruacana/frontière Angola.

Après un safari très matinal où nous avons assisté a un lever de soleil magnifique, et après que madame Koudou nous ai dit adieu, nous avons quité Etosha, toujours en direction du nord du pays. Nous pénétrons donc dans l'Ovamboland. Le territoire des Ovambos. Ce peuple vit essentiellement de quelques cultures et d'élevage de bovins et de chèvres. Nous avons fait une petite halte à Oshakati. Cette petite ville bouillonne d'activités. C'est la région la plus peuplée du pays et les touristes se font de plus en plus rares. Encore une fois, nous nous sommes arrêtés dans un grand centre commercial et sur le parking, des 4x4 flambant neufs étaient remplis de jeunes locaux qui écoutaient de la musique angolaise. Ils m'ont fait penser à nos jeunes européens, comme quoi on est tous pareils!!!
Oshakati se situe a seulement 60km de la frontière avec l'Angola et les contrôles de papiers y étaient assez frequents. Il ne faut pas oublier de dire que l'Angola sort tout juste d'une terrible guerre civile qui à perduré pendant 30 ans. Il y a quelques années de cela, plusieurs touristes ont trouvés la mort en longeant le frontière. Il est donc normal que la police soit plus stricte que par ailleurs!
60 km plus au nord, nous arrivions à Ruacana. Le camping où nous nous sommes installés se situe à seulement 5 km de la frontière angolaise. L'endroit y était sec à l'extrême et la terre était de couleur presque rouge vif. Seuls quelques Acacias rabougris arrivaient a y pousser tant bien que mal.
Au fond du camping, la vue qui s'offrait à nous était réellement magnifique. En bas de la petite falaise ou nous étions, quelques maisons Himba sur fond de terre rouge, offrait un paysage extraordinaire, surtout en vue du coucher de soleil. Nous sommes restés des heures à contempler ce petit chef d'oeuvre de la nature. Le soir venu, un orage d'une rare violence à éclaté juste à côté de nous. L'ambiance était éléctrique. Même si cette journée à été principalement dédiée à la route (pour pouvoir profiter d'Opuwo au maximun), Ruacana reste un bon souvenir avec comme toile de fond les montagnes angolaises.
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« Répondre #8 le: 10 Juin 2006 à 17:43:54 »

7ème jour : Opuwo et tribu Himba

Ce jour là, mon appareil est tombé en panne  Pleurs

Nous sommes partis de bon matin pour Opuwo. Le paysage se faisait de plus en plus intéressant. De grandes collines mystérieuses apparaissaient le long de la piste de plus en plus tortueuse. Opuwo se situe au milieu de nul part, planté aux pieds des montagnes semi-désertiques. C'est la capitale administrative du pays Himba. Dés que l'on pénètre dans cette petite bourgade, on se sent au bout du monde. Ont a pu y croiser des habitants en tenue "traditionnelle" comme les Hereros et les Himbas. Le peuple himbas est l'une des dernière tribus d'Afrique australe. Ils ont gardés un mode de vie ancéstral et vivent dans des conditions très "rudimentaires". Les femmes sont simplement habillées d'une jupe en peau de chèvre et portent de multiples bijoux artisanaux. Ce qui fait la beauté de ce peuple, c'est que les femmes s'enduisent le corp avec une sorte de crème de couleur ocre, fabriquée a partir de graisse animale et de poudre de pierre ocre. Ce qui leur donne une allure de 'statues vivantes'. C'est une rencontre d'un autre temps, un véritable retour aux sources. Nous européens que nous sommes, habitants dans le luxe d'un pays dit 'civilisé', face à face avec l'une de ces femmes aux allures impressionnantes et à la beautée envoutante, vivant comme le faisaient certainement tous les peuples, il y a des milliers d'années.
L'expérience qui restera gravée longtemps dans notre mémoire, c'est notre petite visite dans un village traditionnel Himba. Tout à commencé en milieu d'après-midi, après s'être rendu dans un petit supermarché, pour y acheter de la farine, du sucre, du tabac et des allumettes avec l'intention de les offrir aux villageois. Après avoir quitté Opuwo, nous avons pris une petite piste défoncée qui s'enfonçait dans le bush. Quelques instants plus tard, nous nous sommes arrêtés devant un tout petit village aux allures très rustiques. Il était constitué de seulement quelques huttes appelées 'kralls'. Elles sont fabriquées  en terre avec un toit en paille et en bois. Ils y avaient là, 2 où 3 hommes et quelques gamins à moitié nus. Enfin, nous pouvions admirer les fameuses Himba de plus près. Les plus jeunes sont très belles, avec un sourire envoutant et des yeux brillants. Les plus vieilles sont vraiment halucinantes, elles feraient presque peur!!! Grimaçant
Chaque village dispose d'un petit espace cloturé par des grandes branches d'acacias très épineux qui servent d'enclos pour le bétail. Il n'y avait ni eau courante ni éléctricité. Mais ce qui m'a le plus surpris, c'est que là, un peu à l'écart, un enfant de 8 où 9 ans, était attaché à un arbre par le pied??? Choqué Indécis Il gigotait dans tous les sens et jetait des cailloux en criant. Je pense qu'il devait être à moité fou et que pour avoir la paix, les gens l'ont attaché!!! Bizare Heuh?

Après avoir vu un échantillon de la vie dans un village Himba, nous avons repris la route pour rejoindre notre camping à Opuwo. Nous y avons fait la connaissance de Jackie, le propriétaire des lieux. Un Français de Nîmes. Il aurait tout abandonnée pour venir s'installer dans cette petite bourgade du bout du monde. Un peu plus tard, une grosse 'mini-tornade' s'est formée juste devant nous. Un énorme nuage de poussière tourbillonant sur lui même, d'une 30 ène de mêtres de hauteur. Quel spectacle !!! Ce fut, sans nul doute la journée la plus hallucinante et passionante depuis le début de notre voyage. Ce soir nous avons eu comme compagnons une drole de tortue peinte en jaune ?


Si quelqu'un sur ce forum pouvait poster quelques photos des Himbas car, le jour de notre visite, mon appareil photo à déconné et donc je n'ai pas beaucoup de photos. Pleurs Diabolique Non
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« Répondre #9 le: 10 Juin 2006 à 17:53:03 »

Je n'y suis pas encore allé, donc je ne peux pas t'aider. Je trouve ton récit très intéressant et bonne maitrîse des liens hypertexte  Clin d'oeil
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« Répondre #10 le: 10 Juin 2006 à 21:43:58 »

8ème jour : Canyon de Khowarib.

Aujourd'hui nous devons nous rendre au canyon de Khowarib près de Seinsfontein. Après avoir croissé les derniers villages Himba et Herero, nous pénétrons dans une contrée au paysage de plus en plus montagneux. Il y régnait une atmosphère très mystique. La végétation se faisait de plus en plus dense renfermant quelques gigantesque baobab. Plus loins encore, c'est les montagnes du massif de Joubert et sont point culminent situé à 1650 mètres d'altitude que l'on a traversé sous un épais manteau de nuages. Elle se situe au beau milieu d'une région totalement sauvage et quasiment inexplorée. Le Kaokoland. Avec sa région voisine, le Damaraland, ses 2 contrées regroupent plus de 50 000 km2 de terre dédiée à la nature, qui ici est très cruelle point de vue climatique. Après avoir traversé d'autres montagnes extraodinaires, faites de rochers et de falaises caillouteuses, nous sommes arrivés au Khowarib Schulch camp site. Ce tout petit camping est coincé au milieu d'une petite vallée, entourée par des montagnes sèches et arides. A nos pieds, une falaise d'une 30ène de mètres donnait sur une toute petite rivière, la Hoanib river', grâce à qui, un petit oasis de verdure peut se developer en toute tranquilité. Pour nous dire bonjour, un petit lézard installé sur un muret, nous regardait fixement, près a s'enfuir à toute vitesse.
Une fois installés, nous sommes partis faire une ballade de 3 bonne heures à travers le petit canyon. Nous avons marché le long de cette rivière asséchée où quelques fossiles de coquillages étaient éparpillés un peu partout. Le paysage était magnifique. Surtout en vue du coucher de soleil.
Sur le chemin du retour, nous avons croisé quelques villageois sortis de nulle part. Quelques regards curieux qui se croissent. Quelques salutations et la promenade pouvait continuer. Un peu plus loin, alors que j'avais pas mal d'avance sur les autres. Je me suis retrouvé nez à nez avec un âne sauvage et ses 2 compagnes. Ils n'avait pas l'air commode et plutôt énervé. Il s'est mis à 'hurler' de toutes ses forces pour me faire peur. Puis il faisait semblant de me charger en raclant la terre avec ses pattes avant. Vue que ce n'était pas un lion  Grimaçant mais un âne, je me suis mis a crier aussi fort que lui en lui jetant des petits cailloux sur son arrière-train. Cela la calmé tout de suite et il s'est enfui avec ses 2 compagnes. Hou la honte!!! il a eu peur de moi Grimaçant Grimaçant Grimaçant
Ce soir là, nous avons eu la visite de toute la micro-faune de la région. Des énormes bestioles volantes et rampantes tournaient autour de nous. Beurk!!! Roulement d'yeux On y a même vu une énorme araigné grosse comme un point, il la surnomme 'le speed'. Car elle a la particularité de courir à toute vitesse. Elle a dut faire 10 fois le tour de la table en 30 seconde!!! De quoi nous donner le tourni. Rire Au début, j'ai cru que c'était un scorpion. Rire Cette journée fut l'ocassion de découvrir les 1er très beaux paysages de la Namibie. Et cette nuit se passera une nouvelle fois sous la tente.
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« Répondre #11 le: 11 Juin 2006 à 17:04:10 »

9 ème jour : Twylfelfontein


Ce matin, nous avons traversé le Damaraland. Malheureusement, nous n'avons fait que le traverser. J'aurais tant aimé me promener dans cette région incroyable. Au fil des kilomètres le paysage prenait des allures Marsiennes. Tout y était fait dans un camaïeu de couleur rouge, ocre et violacée. C'était un vrai chef d'oeuvre. Seules quelquess plantes bizaroïdes arrivaient a y pousser. Quelques bousses d'éléphants trahissaient leur passage. Mais elles n'étaient pas très fraîches!!! Il paraît que c'est ici que vivent les derniers rhinocéros libres du pays. Libres, car ils ne sont pas dans une réserve où un parc protégés. Ils vivent seulement dans une région reculée et inhabitée.
Encore plus loin, d'immenses montagnes totalement noires, donnaient un contrastre saisissant. Ce qui surprend en Namibie, c'est la diversité des paysages, qui ne cessent de se métamorphoser au fil des kilomètres. Nous avons l'étrange sensation, que plus nous avençons, plus le paysage devient beau et surprenant!!!
Quelques heures plus tard, nous étions à Twylfenfontein. C'est un site réputé pour ses nombreuses peintures et gravures rupestres. Le thermomètre indiquait 45°c à l'ombre, et l'ombre ? ben y en avait pas!!! Triste Nous nous sommes installés à 'Aba Huab Camp site', situé à quelques petits kilomètres des fameuse peintures rupestres.
Elles sont placées au milieu d'une falaise de grè rouge totalement explosée, fissurée et éclatée.
Pourtant les gravures et peintures sont très bien conservée et on peut en observer des 100ènes et des 100ènes. Elles representent toutes sorte d'animaux sauvages de la savane. Elles auraient près de 4000 ans et auraient été faites par le peuple Bochimans. A l'époque, ce peuple était répartit dans toute l'Afrique australs. Les 'Sans' étaient certainement les 1ers habitants de la Namibie. Ils possèdent une connaissance unique de la brousse et entretiennent des liens quasi-mystiques avec la nature. Aujourd'hui, ils sont entre 30 et 40 000, mais seulement environ 3000 d'entre eux continuent de vivrent libres et heureux dans le sable du désert du Kalahari. Comme tous les peuples avec une culture originale, les Bochimens "sont en voie de disparition. Du moins c'est ce que nous a raconté notre guide pendant notre visite.  Le paysage alentour était naturellement magnifique.
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« Répondre #12 le: 11 Juin 2006 à 17:10:21 »

Très intéressant dric. C'est extraordinaire, ces peintures rupestres, on les retrouvent dans le monde entier. J'en ai vus en utah.
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« Répondre #13 le: 12 Juin 2006 à 11:43:54 »

C'est passionnant ..encore une fois!
merci...vraiment! Sourire
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« Répondre #14 le: 12 Juin 2006 à 17:53:32 »

10ème jour : Massif de Brandberg.

C'est par une piste qui part en ligne droite, que nous commençons notre route vers le massif de Brandberg. Il habrite le plus haut sommet du pays. Le Konigstein et ses 2580 mètres d'altitude. Planté au milieu d'une immense plaine, ce massif semble très imposant. Nous Nous sommes installés, au hasard, pour notre 1er camping sauvage. Il faisait 45°c à l'ombre et 50 sous la tente  Diabolique. Pourtant nous étions quand même à 2000 mètres d'altitude.
En milieu d'après-midi, nous sommes partis en direction de la "Dame blanche", un site reputé pour ses peintures rupestres. Coincé au fond d'une petite vallée, cachées à l'ombre d'un énorme rocher et protégées des rayons du soleil brûlant dont la reverbération contre les pierres surchauffe l'atmosphère, les peintures sont très bien conservées.  On peut y admirer plusieurs scène de chasse et un chaman de à moitié blanc.
Les 1ers explorateurs pensaient avoir à faire à une dame blanche Rire. D'ou son nom 'la White lady'. Ses peintures auraient plus de 5000 ans et seraient, elles aussi, d'origine Bochimans. (bushmen).
Le paysage y était très montagneux et d'énorme rochers parfois arrondis y étaient posés comme par magie. Devant nous, à environ 600 où 700 mètres plus haut se dressait le merveilleux 'Konistein'. Comme toujours quelques acacias rabougris, Euphorbe géante et Kokerboom arrivaient à y pousser. Le guide local qui nous accompagnait, nous à expliqué que ce massif abrite plus de 4500 peintures et de nombreuses gravures, réparties un peu partout dans les montagnes.
De retour aux tentes, nous sommes partis, seuls, à l'assaut d'une petite colline presque noire. La vue qui s'offrit à nous était un pur chef d'oeuvre de la nature. Une plaine immense et jaunie par la sécheresse, filait jusqu'a l'horizon qui nous semblait infinie!!! Choqué (pas de photos, mais je l'ai en video  Tire la langue) Le coucher de soleil fut encore plus beau et majestueux que les autres. Un micro village était à nos pieds et avec mes jumelles j'ai pu voir une course de char tiré par des ânes  Grimaçant Grimaçant Grimaçant
Quelle journée!!! Sourire
Journalisée

L'humanité court trop vite à la recherche d'un monde qu'elle veut sans doute tout meilleur.
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