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Auteur Fil de discussion: Du Bush Sud Africain aux baleines de l'océan Indien  (Lu 5359 fois)
Simba
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« le: 17 Avril 2006 à 15:18:21 »

Du Bush Sud Africain aux baleines de l'océan Indien



Dimanche 04.09.05.
La fête bat son plein à Spiennes (dans le petit village à côté de chez nous !) …
Toute la famille est là, à l’occasion de la ducasse.
Lou et moi terminons de boucler nos bagages (on ne sait pas être de toutes les fiestas en même temps et à choisir, on préfère de loin la nôtre : celle du départ !)

15h15, mes parents s’éclipsent pour nous lifter à Zaventem.
A peine débarqués, devant l’aéroport que l’on manque de se faire ravaler l’arrière train par une automobiliste, qui fait marche arrière à l’aveuglette ! (Ca commence fort ! Faché)

Cette odeur si commune qu’on les aéroports plane et enivre déjà.
Le Check in (Lufthansa) se passe sans encombres. Suivi du passage à l’inlassable détecteur ! Connaissant la chanson, je me débarrasse de mes pompes de brousse, afin d’éviter une fouille en bonne et due forme (C’est que les coquines cachent du métal !)

La Gate d’embarquement, se trouve au fond du long couloir …Flânant sur les nombreux tapis roulants : je m’amuse à regarder tous ces autres écrans annonciateurs de départs …

Décollage vers 19h15  … Juste le temps de transpercer la couche des nuages, d’apercevoir ces dégradés bleutés du ciel, avec en fond les carrés de verdures qui caractérisent si bien le territoire belge, que l’on arrive à Frankfort (50 min de vol !)

On a le temps et on relie à notre aise les 2 terminaux : européen et international. 1ère découverte pour nous de cet immense aéroport et passage dans le tunnel « Calypso » pour la lumière bleutée et les multiples bruits qui s’en dégagent.

Décollage à 22h40. Le 747 est bondé … Y a plus qu’à patienter et essayer de trouver le sommeil pour abattre les 8600 km qui nous séparent de Johannesburg.
Mince, j’ai oublié mon pull dans la voiture … Trop tard ! Indécis

Lundi 05.09.05
Atterrissage à 8h50 (pas de décalage horaire à cette période).
Une longue attente pour le tamponnage du passeport … Le gars n’est vraiment pas pressé et fignole ses vérifications et encodages ! On fini par changer de file et à notre grand bonheur, la collègue va beaucoup plus vite !

En dehors de l’aéroport se trouve le comptoir Avis … On s’y rend sans tarder, hâte de quitter JNB et de s’enfoncer dans le bush africain.
La location du véhicule ne se fait pas sans peine. On avait réservé depuis la Belgique une catégorie C. Manque de bol, tout était déjà sur les routes …On nous propose alors un autre véhicule (catégorie inférieure) impossible de caser tous les bagages dans le coffre (et pourtant on en avait pas des masses !) et la carrosserie est criante de rouge! 
Ce n’est pas dans notre style de faire un pataquès mais il est hors de question de se trimballer en bagnole aussi pimpante et explosée en coloris dans les réserves ! On ne tient pas à attiser la foudre d’un black Rhino mal luné ! Non
On obtient gain de cause, auprès de la directrice de l’agence et nous voilà embarqué dans un véhicule, davantage passe partout !

Direction Pilanesberg.
L’Authentique French GH (repérée sur internet) se situe au fin fond d’une piste en terre ocre de 3km. Un petit coin de paradis perdu au milieu de la nature.
Les chambres sont cosy et les propriétaires (Alain et Françoise) charmants (cela nous permet d’échanger encore quelques bribes en français avant de se plonger définitivement dans la langue de Shakespeare).
Le jardin fourmille déjà de rencontres animalières …Il suffit de se poser et d’écarquiller les yeux pour apercevoir plein d’oiseaux, de papillons colorés (dont la paon du jour), un agame délicatement posé sur le tronc d’un arbre (mélange de bleu vif et de jaune éclatant !).

On ne restera pas bien longtemps en place …L’appel de la nature est plus fort que tout.
Direction Sundown Ranch Lion Park.
On a la chance de découvrir ce lieu (certes touristique) avec un guide passionné. Ce qui rendra la découverte plus pointue et individualisée.
1ère expérience d’être en contact direct avec des lionceaux de 3 mois et 8 mois.
Les tous petits n’hésitent pas à s’acharner sur les mollets découverts (et ils ont bien raison ! Pensant qu’est ce que tu fous là toi ?!)
Le pelage est extrêmement doux  et c’est que ça fait déjà son petit poids !
Avoir la possibilité de les serrer doucement contre soi, de les caresser, de jouer avec eux est une expérience extraordinaire …Même si mentalement, le doute m’a envahi sur la nécessité de le faire. Probablement une pointe d’envie et d’égoïsme m’a fait lâchement céder. Roulement d'yeux
Les lionceaux de 8 mois … Sont déjà bien plus impressionnants …Billes jaunes (qui n’hésitent pas à fixer le regard de l’autre, sans broncher) et paluches incroyablement fortes. Sans guide, je n’aurais jamais osé tenter l’approche seule !
Ne jamais, leur  tourner le dos, les fixer et reculer lentement …Telle est l’attitude à adopter en cas d’attaque ! Surtout ne jamais courir ! (Heu ! c’est vite dit !!! Entre l’instinct et la raison, je ne sais pas ce que l’on ferait dans ces cas là !)

L’âge de certains lions (en captivité) dépasse l’espérance de vie en milieu sauvage (en moyenne 12 ans).
L’on trouve ici un mâle de 19 ans  et  une femelle de 17 ans …Bien en forme, puisqu’on assiste à une scène incroyable : celle de la copulation (Vernis ! Ce ne sera pas notre dernière !).

Une autre lionne dans un arbre, nous toisant tantôt avec fierté, tantôt avec indifférence (mais l’occasion de faire plein de chouettes clichés) . Grands grimpeurs et piètres descendeurs d’arbre ceci dit !
46 lions comporte ce ranch.

La fin de la journée s’annonce et on se croquerait bien un petit bout.
Dans le coin c’est le bled et on se refuse à pousser la porte de Sun City.
Direction donc le Lodge de Kwa Maritane (à l’intérieur du Parc du Pilanesberg !).
La Gate du parc ferme ses portes à 18h30 (en cette saison) mais on peut accéder au Lodge, en dehors des heures.
Une petite Amarula, avec de la glace pilée …hummmf que c’est bon ça ! Tire la langue
Durant le repas, une scène incroyable se produit … 20 éléphants sont actuellement au point d’eau sur lequel donne le Hide du Lodge. On lâche tout et on empreinte calmement physiquement mais avec une intense excitation intérieure, le long couloir sous terre qui mène à ce endroit !
Scène grandiose, pour notre première soirée sur le sol africain : Une troupe de petits et grands, viennent s’abreuver, se nourrir des feuillages des arbres aux alentours (chaque craquage de branche nous informe de leur présence), se saupoudrer de poussière. On en oublie le repas et dans une forme de silence et de souffle retenu, pour éviter d’indiquer notre présence …on observe et se gave de ces images que la nature nous offre !
Magic Africa …

Tard dans la soirée, nous emprunterons la route du retour et la piste sinueuse qui mène à la GH … Pour une première nuit, déjà pleine de rêves !
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« Répondre #1 le: 17 Avril 2006 à 15:23:26 »

06 et 07.09.05
Au cœur du Bush de Pilanesberg NP

La réserve n’étant qu’à une vingtaine de km, et l’entrée étant valable pour toute la journée. Ca nous permet d’y aller durant les meilleures heures pour l’observation de la faune animalière. (Dès l’ouverture de la Gate : 6h00 jusque 10h00 et dans l’après midi : de 14h30 à 18h30 !) Evitant ainsi les heures où le soleil cogne et où les animaux se cachent à l’abri des arbres.

On pratiquera 2 Gates sur 4 (la Bakubung et la Kwa Maritane).
Petit parc, plein de charme.
Créé en 1979, dans le cadre de « l’opération Genesis », il se situe dans la zone de transition entre la végétation aride du Kalahari et le Bush plus humide du Lowveld, en son centre, un volcan endormi.
Le relief peut culminer jusque 1687 m.
Il compte à cette date 8000 têtes.
Dont 22 lions, 28 léopards, 32 Guépards, 130 Rhinos blancs, pas mal de Black Rhinos également, 150 éléphants, 80 buffles (exempts de Tuberculose Bovine ! Enfin, une bonne nouvelle), 40 hyène brunes (pas de tachetées) et pas mal de Lycaons (il en ont d’ailleurs retirés du centre du parc et placés dans une zone de celui-ci, inaccessible pour le quidam), hippopotames, girafes …

Quelques indices sur les pistes et la population animalière les fréquentant.
Pour les lycaons et les guépards …La piste Tshepe est réputée (même, si nous n’avons pas eu la chance d’en apercevoir … Ceci dit, on a croisé quelques veinards !)

Pour les lions : tout le coin entre la Tshwene, la Mankwe, la Motlobo.

Pour les hippos : à coup sûr : au Lengau Dam, au Mankwe Dam, au Makorwane Dam, au Ruighoek Dam.

Les Rhinos foisonnent de partout …Mais passer sur la Tlou et c’est Banco.

Nos rencontres animalières dans ce petit paradis terrestre :
Hyène brune dévorant les restes d’une proie (à 500 m de la Gate Bakubung), le poil soyeux et la chair encore bien rouge pourtant, dégoulinant de ces crocs !

Chacal (très tôt le matin), au Lengau Dam, s’abreuvant parmi les gnous, zèbres, impalas. Cet animal me fera décidément toujours craquer, le trouvant d’une élégance sans faille! Embarrassé

En moyenne 12 Rhinos par jours (des White, malheureusement pas le terribilous Black) et très proche des pistes de 10 à 2 m. Rapidement donc, familiarisés, avec ces mastodontes qui broutent l’herbe …tout en marchant.

Des hippos (avec petits) se faisant dorer la pilule au soleil (Lengau Dam).

Lions (Nous sommes chanceux, car apparemment pas évident à voir vu leur nombre) :
2 le premier jour (sur la Tshwene) … Un mâle et une femelle.
Entre excitation et frustration : Ils sont là à une 20 aines de m, tapis dans les hautes herbes jaunies. Le véhicule n’étant point en hauteur, on ne peut les apercevoir que quand le mâle relève son épaisse crinière (préférant pionser derrière l’euphorbe !). Le pelage de la lionne est quant à lui totalement en symbiose avec la savane. That’s the Bush !

2 le second jour :
Un mâle à la bifurcation entre la Tshepe et la Nkakanne) …
Et une frustration doublée d’un agacement sans faille !!!  Faché(A 1 m ½ de la piste, il s’abreuve …On aperçoit son arrière train et sa sacrée crinière …Impossible de s’approcher !!! 2 grands véhicules (genre camions 4x4 transportant une 30aine de touristes) sont là à squatter la place stratégique !
On peut comprendre, ils font leur business les gars (et nous ne sommes que des particuliers!) mais là où ça commence à grincer, c’est quand ces « olibrius » ne ménagent pas le ton de leur voix, font de grands gestes (pas très malin !!!) et rient comme des empaffés (Re  Faché)!
Résultat …Le fauve dérangé s’en est allé bien plus loin au calme de toute cette agitation lamentable !
On en aurait bien « stronés », quelques uns !!! Bien qu’on aime l’Afrique de l’Est, nous ne sommes définitivement pas prêts (mentalement) à vivre le cauchemar des incessants ballets de véhicules dans le cratère du Ngorongoro (D’ici là, faudra cultiver sa patience !!)

Une lionne, sans attroupement et sans agitation (sur la Motlobo). Elle est blessée à la patte avant gauche. Isolée, elle a bien du mal à se déplacer …boitant pas mal ! Telles sont les lois de la nature.

Des éléphants au Hide de Ruighoek. Bel endroit pour observer le point d’eau et pas très fréquenté vu son sommaire accès. Le déplacement vaut le clou du spectacle : 3 pachydermes au bord de l’eau ! Ceci dit, je n’y suis guère à l’aise …On ne voit pas à 1m ½ des 2 côtés, tant la nature est dense et ça doit grouiller là dedans !

Un vieux mâle solitaire, plus tard à 1m ½ de la piste …Passablement énervé. On le passera doucement (impossible de faire marche arrière) et on se tiendra à distance respectable ! J’tiens pas à faire les frais du géant ! Moa ! Choqué

Sans oublier Waterbucks , élands, babouins (au moins une centaine à la tombée de la nuit sur le pont de Lengau Dam) etc …

A cette époque, l’herbe du parc est brûlée aux abords des pistes des 2 entrées. Tellement sèche, qu’il faut ressourcer le vivier d’une façon ou d’une autre.


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« Répondre #2 le: 17 Avril 2006 à 15:26:14 »

08.09.05

Juste le temps d’un trajet autoroutier entre Pilanesberg et Nelspruit … Histoire de se rapprocher de la zone du KrugerNP.
Tout le long du trajet, les feux de pâtures font rage. Tellement courant, que cela ne nous surprend plus.
Le paysage est ceci dit superbe : vallonné à souhait et foisonnant d’arbres fruitiers ! « Mon bel oranger » écrivait José Mauro de Vasconcelos.

Une autre facette de l’Afrique du Sud ici est exposée : Aux abords des townships qui longent certaines parties de l’autoroute, on peut lire : « Hi Jacking » ou encore « Hot Spot ».
Sans parler de Nelspruit, où l’on trouve des «  shop Gun » et des véhicules de police affichant le slogan suivant « Maxi security – Armed reponse » …Je vous passe les titres des journaux affichés aux devantures des magasins.
Loin de nous, l’idée de plonger dans une quelconque parano … On se sent bien ici, parfaitement à l’aise et pleinement en sécurité.

Nelspruit, juste le temps d’un stop chez Dave & Bella (les férus de courses à pieds !) que nous avons déjà eu l’occasion de rencontrer l’an passé.
Un an déjà et pourtant, rien n’a changé : toujours cet accueil convivial et ce chien qui aboie comme un dératé sur son voisin canin !  Rire
Le temps d’échanger quelques mots avec d’autres voyageuses (2 allemandes, une espagnole qui arrivent tout droit d’Australie) …Y a de quoi, presque de faire le tour du globe en une soirée.
Entre princesses du voyage et croassement des crapauds, on trouvera le sommeil.


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« Répondre #3 le: 17 Avril 2006 à 15:27:02 »

Du 09.09.05  au 12.09.05
Manyeleti Private Reserve (Concession de Pungwe) – Côté Ouest du Kruger NP – Entre Timbavati PR et Sabie Sand PR.

Immersion totale et intense dans cette réserve et au cœur du Pungwe Bush Camp.
Les propriétaires Loot et Cilla sont de vraies perles du Bush. Inconditionnels de la nature, ils sont ici au royaume de ce qu’il y a de plus pur, sauvage, vrai… Loin des tumultes des villes.
Les pisteurs Sole et Prince seront de bien agréables complices durant cette aventure. Sole nous a gratifié une après midi, de tous les cris des animaux sauvages et il appelle les Rhinocéros comme personne (Sans déc ! Ca fonctionne ! Tire la langue) ! 

Le Camp est non clôturé. Tous les animaux peuvent y venir en totale liberté et à tous moments de la journée, c’est ce qui rend les moments passés en son sein encore plus pimentés. Tous les indices sont là : empreintes sur le sol, arbres cassés, trous dans le toit de chaume de la pièce centrale totalement ouverte sur les côtés (salon –salle à manger) faite par les défenses d’un éléphant mâle, solitaire, impulsif et très fougueux !

Pas d’électricité ici … On vit au rythme de la journée (dès son lever 5h00 du matin à son coucher 17h45). A la tombée de la nuit, les sentiers qui mènent aux tentes sont éclairés de lampes à paraffine (retirées ensuite par précaution pour éviter qu’un animal boute le feu, en les renversant …Plongée dans le noir le plus complet dès 20h30 …De quoi développer encore de manière plus poussée l’acuité auditive !)

Les tentes sont au nombre de 4 et peuvent accueillir 8 personnes.
La nôtre porte le nom d’un arbre (Thamboti)
Spacieuses et pleines de charme …Elles n’appellent qu’à être en totale symbiose avec la nature !
Tout le côté literie est sous toile …La salle de bain est quand à elle encastrée entre 4 murs, le toit est fait de chaume … Out of africa ! On ne peut rêver mieux !
Unique système d’alerte en cas de visites nocturnes qui feraient palpiter : un sifflet !
Ayant immédiatement repéré les lieux  …j’avais déjà concocté un plan D imaginaire au cas où ? Foutre le camp dans la salle de bain …Pousser l’armoire pour boucher l’accès avec la tente … m’enfermer dans la douche …Siffler …Retenir ma respiration … Prier et attendre !  Roulement d'yeux
Fort heureusement mes délires imaginatifs se sont arrêtés là.
Les nuits furent simplement ponctuées, des cris de multiples oiseaux, du ricanement d’une hyène, du pisottage d’un buffle sur les tendeurs (Vindju que ça fait du bruit !), du feulement lointain d’une lionne, du passage de quelques éléphants, du broutage des antilopes, des bonds affublés de grands yeux rouges de 2 Lesser Bush Baby qui avaient élus domicile dans le toit de chaume de notre salle de bain. (Ils doivent leur nom au cri nocturne qu’ils poussent et qui ressemble à l’appel d’un enfant, ils se nourrissent essentiellement d’insectes …Bref ce sont de sympathiques compagnons)

En journée, nous n’avons eu droit qu’à un semi vidage de tente par les impétueux Blue vervet ! Agiles, ils ont défait les élastiques de la devanture de l’habitacle, se sont introduits et à défaut de nourriture se sont éclipsés avec quelques papelards, qu’ils ont déchirés ! Aahhh Sacrés Monkey ! Ils sont partout dans le camp (surtout près du poste  cuisine, attendant la moindre distraction pour mieux se servir !) Jerry, le petit chien des lieux ne les aime pas et raffole de les pourchasser.

L’eau (que ce soit pour la douche) ou pour le cawa, est chauffée directement à base de feu de bois. Quelle magie, je ne vous dis pas …tôt le matin, à savourer son premier breuvage autour du Boma.

Chanceux, nous avons été quasi les seuls visiteurs humains du camp. La 1ère et dernière nuit, fut partagée avec des voyageurs anglais. Ici, nous sommes bien loin, du royaume des invasions et cette quiétude nous convient parfaitement !

Quelques bribes des Game drive, Night drive, Bush Walk au cœur de Pungwe.
(Land Rover 4x 4 open … Tout pour plaire !)
Ici, pas de CB … On ne trouve que ce que l’on prendra le temps de chercher …


Les rencontres avec les éléphants :
Le camp en regorge (il y en a partout …Véritable invasion. Le paysage s’en ressent : nombreux arbres déracinés, branches cassées et les fauves se tiennent à carreau !)

Petit Liliput qui a perdu sa route :
On attend tranquillement : moteur éteint que la troupe (25 à 30 Pachydermes) traverse la piste (adultes et petits se mélangent). Vlà le tour de little Dumbo …Il rêvassait sans doute et au lieu de continuer sur sa lancée …il se dirige, la trompe et les oreilles ballotantes, faisant virevolter la poussière, vers le véhicule avec une insouciance qui n’a fait sourire que nous ! La mère, prise certainement de panique s’est mise à piquer un de ces barrissements à en faire trembler le sol ! Fort heureusement le petit distrait a obéi, instinctivement au grondement de la trompe maternelle …Sans quoi, j’imagine que l’on aurait passé un mauvais ¼ h !  Diabolique

Les 8 grands mâles si près …tellement près …trop près !
Le Long de la piste … A 1 m de nous, ils sont là imposants ornés de superbes défenses. On se sent infiniment petits et vulnérables face à ces géants. Tranquilles et ne semblant pas être dérangés par notre présence, ils continuent inlassablement à craquer tous les branchages qui sont à leur portée. 5 d’entres eux passent ainsi, sur notre gauche …
A un moment, comme alertée par un bruit sourd sur la piste, je me retourne …Les 3 mâles qui étaient plus en retrait arrivent sur la piste derrière le véhicule. Ils en imposent et le premier en allongeant la trompe pourrait sans soucis piquer ma casquette.
A voix basse je souffle à Loot : « Go Go », pensant très profondément « il est vachement temps qu’on se casse, on est bien trop près là …Où qu’elle est la putain de distance de sécurité de 100 m préconisée !  Choqué».  Mais ce sacré ranger connaît bien les animaux et il ne remet pas le moteur en marche … Doté d’une expérience et d’une sagesse, aussi grande que celle des éléphants, il attend et a bien eu raison …Au dernier moment, ceux-ci se sont écartés de la piste pour la longer !

Les multiples baignades
A la tombée de la nuit, comme de jour (dans le véhicule et en dehors) nous assistons à ce  splendide spectacle familial. C’est dingue comme ce sont de sacrés joueurs nos mastodontes ! Et va y que je m’asperge d’eau, que je me rempli la trompe et en déverse le contenu sur mon voisin, que je patauge allègrement dans la boue, que je me frotte le cul dans la terre en prenant des positions dignes d’un film de Charlie Chaplin, que je taquine la poussière jusqu’à en faire pour l’observateur un mirage !
Ils s’imposent aux points d’eau  et seuls quelques hippos  gardent le cap, au centre de l’étendue aquatique.

Les charges
Mama mia ! Qué calor ! Pleurs
Au nombre de 3 (on va y aller crescendo !)
La première : Gentillette …Juste une intimidation ! Toujours ce grand groupe, rencontré ailleurs de nuit. Une matriarche voulant protéger la tribu et surtout les petits s’est mise à barrir en nous apercevant, oreilles en avant (signe d’une extrême nervosité), elle s’est approchée de la piste d’un pas soutenu mais pas encore très rapide. Une petite marche arrière en douceur,  a calmé les ardeurs.

La seconde :
Un vieux mâle, sortant du waterhole, voulant traverser la piste. Manque de bol, on était sur sa trajectoire … D’instinct Loot a remis le moteur en marche et procédé à des manœuvres rapides pour reculer. Une fois l’espace dégagé …tout est rentré instantanément  dans l’ordre.

La troisième :
Plus costaude …Nous a valu quelques sueurs ! (Dans ces cas là, on ne sait plus si on passe du chaud au froid !). Un groupe s’abreuvant au lit d’une rivière. L’ensemble de la troupe était plutôt décontractée mais un individu bien plus nerveux s’est mis à gronder, courir, les oreilles bien décollées sur le véhicule … Il ne faisait pas dans la dentelle entraînant sa masse et tout le brouhaha qu’elle pouvait dégager, dans notre direction … A 5 m du 4 x 4, il s’est arrêté net quand Loot a crié de toutes ses forces « Foodsack ! » (je ne suis pas certaine de la formulation mais en gros cela signifie Get away). Arrêt aussi incroyable que la charge ! M’aura bien fait trembler ce moment ! Cool

Loot … Tu T’assoupis ? 
Lors d’un Night Drive, Loot arrête le véhicule à 1 bon Km du camp. Moteur coupé, phares et spot éteints : objectif être à l’écoute des bruits de la nature et identifier les animaux qui sont dans les environs.
Bien ¼ h à rester ainsi avec juste le ciel clairsemé d’un croissant de lune … Quand j’entends un souffle s’échapper à l’avant du véhicule, suivi de quelques autres plus saccadés. J’essaie de contenir le rire nerveux qui m’envahit et de me concentrer sur le ciel étoilé !
Je ne peux m’empêcher de penser « On est pas dans la merde, si le conducteur & tireur s’assoupit au beau milieu de la savane en pleine nuit ! Grimaçant ». Quand je lui conterais la petite histoire … Loot, taquin et riant aux éclats me dit que si cela doit se produire à nouveau, il faut que je lui tapote en douceur sur l’épaule …Au risque de me prendre un plomb de carabine dans la cafetière. Petit épisode cocasse mais qui nous a fait beaucoup rire !

Bush Walk
La première :
J’avais préféré rester au camp et laisser, le reste du groupe (y compris mon lou) tenter l’expérience de la marche, entre carcasses, crânes, empreintes et billes rondes tapies entre les brindilles. Prince et Sole, les accompagnent.
Au calme, pensais-je ? Que Neni … Vlà Loot et un de ces amis (entraîneur des rangers du Kruger et tireur d’élite) qui m’embarquent pour aller vérifier si le puit d’eau qui se trouve à 1,5 km est toujours rempli. Nous voilà donc parti à pieds …nous aussi et dire que je pensais laisser aller les autres en éclaireurs !…Bush Walk totalement improvisé et spontané. Je l’ai fait si souvent quand j’étais jeune et là, une sorte de stress m’a envahi (comme si l’insouciance s’était envolée), à l’idée de me retrouver clouée au sol face à un fauve ou un éléphant. Je crois que je n’ai jamais marché aussi vite et aussi lentement de ma vie … adaptant mes pas sur ceux de mes hôtes. Magnifique expérience pour toute l’adrénaline qu’elle peut procurer.

A l’approche des Rhinos :
Lors d’un night drive et juste avant la tombée de la nuit, l’on tombe sur 2 rhinos blanc à quelques centaines de m. Loot coupe le moteur et indique à Sole de ramasser un peu de terre sur la piste et de la lancer pour nous indiquer le sens du vent. Une fois, celui-ci repéré, tout le monde descend du 4 x 4 … Pisteur devant, tireur ensuite, moi et mon lou afin de tenter l’approche à pieds des rhinos …Palpitante, il faut garder l’œil, tenter de ne pas se faire repérer et éviter de craquer trop de brindilles, sous les semelles. Nous avons pu les voir à une 50 aine de mètres, avant qu’ils ne prennent la fuite.

Mais Pungwe ce fut aussi, ces sympatoches rencontres nocturnes avec un chacal dans toute sa superbe et un Bush Baby bondissant sur la piste en pleine nuit (de vrai petits ressorts ces petites biètes !). Les Game drive with Jerry (le petit chien du camp) …qu’on surnommait notre « Gri Gri » tant il nous a porté chance, dans ce que l’on pouvait découvrir. Ces buffles qui nous encerclent près du watrehole et ce troupeau gigantesque de 400 têtes que l’on a vu le dernier jour en quittant la réserve, ce coucher de soleil sur les montagnes lointaines qui entourent Blyde River Canyon et l’incroyable cliché de JP de Sole sur le 4 x 4 (merci Loot pour le tuyau).

Pungwe restera un des moments forts de ce voyage. Les émotions sont si intenses, instinctives qu’on ne peut les oublier …Si je repasse dans le coin, je ne manquerais pas de m’y arrêter à nouveau.  Embarrassé
(C'est fait j'ai rebooké pour cette année! Youkoulélé!)
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« Répondre #4 le: 17 Avril 2006 à 15:35:14 »

13 et 14.09.05

Immersion au cœur du Kruger NP.
La plus grande et la plus ancienne réserve naturelle d’Afrique du Sud, longe le Mozambique à l’est, Le Zimbabwe au nord et les réserves privées à l’ouest.
A l’image du Kgalagadi (Parc transfrontalier entre l’Afrique du Sud et le Botswana), il est envisagé d’unir le parc Kruger à une partie du territoire mozambicain (via le parc de Coutada) et Zimbabwéen (via le parc Gonarezhou). Ce projet permettrait de créer un espace sauvage ininterrompu de 35.000 Km2 (sans perturber l’écosystème, sans entacher la migration des animaux) afin, entre autre, de faire face à la surpopulation croissante des éléphants (12.000 pour le Parc Kruger Actuellement).
On l’appellerait Great Limpopo Transfrontier Park.
Un projet de couloir migratoire est également à l’étude entre le Parc du Pilanesberg et la Madikwe Game Reserve (frontière AFS et Botswana)

Très visité, il accueille de nombreux touristes et Sud Africains. Les distances étant fort grandes, Je n’ai pas ressenti ici, de manière trop importante, la forte participation.
Il faut dire que nous y allons à notre rythme (environs 20 km / h). Il n’est pas rare de nous faire dépasser par des véhicules atteignant les 50 km/h. On se demande bien ce qu’ils peuvent voir, décrypter entre les hautes herbes à cette alure ?  Heuh?
Limitation de vitesse : 50 km/h sur route goudronnée et 40 Km/h sur piste de terre.

1er jour :
En venant de Manyeleti
Entrée par Orpen Gate (à l’entrée comme à la sortie, le coffre est vérifié par les gardes, afin d’éviter que ne soit introduit illégalement armes, animaux – Et que ne soit sorti quoique ce soit de cette réserve)
On croise à l’entrée le copain de Loot (tireur d’élite), il nous indique que pas mal de fauves ont été repérés du côté de Satara. (Impeccable c’est notre route du jour)
On ne traînera pas à l’entrée, 2 cars viennent d’arriver …  Et on ne tient pas à se coltiner ces mastodontes, et ce même dans un périmètre respectable ! Inimaginable pour moi de réaliser un safari en car (quoique je comprenne la nécessité pour certains) Je ne conçois pas d’être en ces lieux sans pouvoir ouvrir les fenêtres ! ! ! Sentir le soleil piquer doucement ma peau, le fouettage vif des brindilles, humer la poussière.
Direction  Satara  puis Skukuza (où nous sortirons pour rejoindre Nelspruit … Nous n’avions pas prévu, à la base de traverser le Kruger par le centre …Mais comment résister !)

Quelques belles scènes animalières :
Lions :

Une première lionne au loin …

Puis en bord de piste, coincés entre plusieurs véhicules (tant devant que derrière), on ne sait plus où donner du regard. A droite : un éléphant mâle solitaire, en rut se déchaîne sur l’acacia en bordure de piste. A Gauche : 4 lions (3 femelles et 1 mâle) roupillent à l’ombre d’un arbre. Scène paisible, pensait-on ?

En une fraction de seconde, l’éléphant s’engage sur la piste pour la traverser, … … Le conducteur qui nous précède se met à paniquer et à grappiller les quelques mètres qu’il reste, avec la voiture de devant …Laissant 2 m entre la sienne et la nôtre : c’est ce seul endroit libre que choisira instinctivement l’animal pour traverser
Nous n’avions plus aucune marge de manœuvre et  la seule chose à faire était de maintenir son calme et d’attendre.
Assez excité …Le pachyderme s’est mis à foncer tout droit sur les fauves.
Les 3 lionnes ont détalé sans demander leur reste. Le lion tente quand à lui d’opposer une résistance … Incroyable spectacle que de voir face à face ces 2 rois de la savane, ainsi opposés pour le partage du territoire … La masse et les barrissements eurent finalement raison du fauve qui  voulant marquer sa soumission, sans pour autant vider les lieux se coucha face au géant. Bien qu’ayant bien bourlingué dans les parcs, c’était la première fois que j’assistais à une telle scène de charge et que je rencontrais les 2 grands au même endroit et vivants. Embarrassé

Sur un petit embranchement de piste qui ne paie pas de mine et qui nous conduit à un éternel point d’eau asséché, on découvre 2 lions (1 mâle et une femelle). Un petit coup d’œil sur la montre, nous indique que nous avons le temps de flâner un peu à cet endroit et nous avons eu bien raison. On éteint le moteur et hormis 2, 3 pressés qui une fois vu (tapé comme des c*** sur la carrosserie de leur véhicule pour accrocher le regard des animaux Faché), s’en sont allés  … On a une paix royale et on peut s’adonner à l’observation du moindre mouvement des fauves.
Le Soleil caresse doucement les brindilles, la luminosité indique que la fin de l’après midi est proche.
Heureux, on assiste à de nombreux échanges amoureux,  le corps à corps musclé prend forme entre feulements et quelques pionsages pour se remettre de ses émotions. Spectacle magique !   

Les Babouins avec leur petits :
Près de la sortie de Skukuza, juste avant la tombée de la nuit … Une bande phénoménale de Baboons campent sur la route goudronnée. On ne peut que les passer lentement, attendant qu’ils s’écartent … Il y en a tellement et si près que l’on ne peut s’empêcher de s’arrêter pour partager un peu de ce moment. Il faut garder l’œil vif, car il en déboule de partout. C’est que la mâchoire de ces irascibles peut être dangereusement incisive.
Des mères sont là avec leurs petits de quelques semaines … Blottis contre la poitrine & ventre maternel pour les bébés. Sautillant sur le dos ou agrippant la queue pour les plus agiles et plus éveillés. Le regard espiègle et perçant …Ils s’avèreront tout aussi curieux et intrigués que nous !

Cette journée nous laissera aussi le souvenir de cette impala blessée au flanc pissant le sang, de ses consœurs à face noire étincelantes de grâce, de ces éléphants dont seule les trompes dépassent des papyrus dans lesquels, ils sont enfouis …

Peu avant la fermeture des Gates, pas mal de véhicules de police circulent dans le parc …afin que tout le monde ai regagné sortie où camp, dès 18h00.


2ème jour :
Entrée par la Malelane Gate (au Sud du Parc).
Le spectacle commence déjà bien avant l’entrée de la réserve.  Un pont surplombant la rivière crocodile permet d’observer ces carnivores du même nom, en pleine action. Sur la berge, où dans l’eau, ils ne perdent pas une miette de ce qui se déroule autour d’eux. Je frémi en voyant ces impalas qui tentent de regagner la rive … Des bonds majestueux éviteront la fatidique rencontre.

Journée de safari bien calme dans le coin de Berg-en-Dal.
Elephants, Rhinos, Brun Snake eagle, Waterbuck, Koudou, gnous, mangoustes et une multitude d’impalas.
Pas de Cats today …
Mais le Bush, c’est tout simplement être à la bonne place au bon moment … Y a pas de secret ! Clin d'oeil
Partie du parc également où sévit, de manière plus ravageuse, le terrible fléau qu’est la Tuberculose Bovine. (Sans compter le nombre hallucinant de buffles qui périssent, 200 lions meurent chaque année dans ce parc, des suites de cette  *** Tain de saloperie de maladie !) 
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« Répondre #5 le: 17 Avril 2006 à 15:38:53 »

15.09.05
Route pour relier Nelspruit à St Lucia.
(On ne traversera pas le Swaziland cette année).
Compter 6h30 – En roulant bien tt en respectant les vitesses.
Nelspruit vers Barbeton (R40)
Barbeton vers Badplaas (R 38)
Badplaas vers Lochiel (R 541)
Lochiel vers Warbuton ( N 17 - portion autoroute)
Warbuton vers Piet Retief ( R 33)
Piet Retief vers Pongola vers St Lucia (N2 autoroute)
Rmq : de Pongola à St Lucia (donc valable aussi en sortant du Swaziland), il y a en ce moment quelques travaux de maintenance de route en cours (comptez de 5 à 20 min d'attente ...)

Traversée des cultures de cannes à sucre (les habitants des villages environnants sont bien heureux que les camions bondés, perdent une partie de leur cargaison …) et de nombreux champs d’ananas.
Heureux d’arriver à la GH … de se plonger littéralement dans le décor bleuté de la chambre Dolphin … 2 Geckos, tiennent le lieu de main de maître …Attrapant, happant, dans leur gueule,  le moindre insecte ce qui passe à leur portée.
On retrouve Penny, que nous avions rencontré l’an passé …Jolie rouquine, elle se plie en 4 pour nous accueillir.
 
On y est, l’océan est là perceptible à l’odeur et à l’oreille …Le bruit des vagues  nous berce jusqu’à la terrasse où il est bon de flâner tout en se délectant de la nature luxuriante qui compose l’endroit. Sourire

St Lucia, L’occasion aussi de se délecter avec un bon plateau de fruits de mers (La gourmandise ici n’a plus de secret pour un prix très démocratique) et un T-Bone … Quel bien fou, pour nos petites didines …Ca fait 3 jours que l’on a pratiquement rien avalé …  Tire la langue

16.09.05

Greater St Lucia Wetland Park

Afin de ne pas perdre les bonnes habitudes et de se donner le maximum de chances pour l’observation de la faune sauvage … On se pointe à l’entrée de la petite réserve, peu après l’ouverture.
Pas d’éclaircies aujourd’hui, le ciel garde une chape bien grise, au dessus de nos têtes  …Bah ! c’est pas bien grave, on a pas eu à se plaindre du temps jusque là (entre 27 et 35° C)

Le lac St Lucia, ses abords et la zone côtière constitue le Greater St Lucia Wetland Park (Superficie : 260.000 ha).
L’entrée est limitée à 120 véhicules / jours.
Très peu de personnes y pénètrent pour réaliser un safari … La plupart des visiteurs (locaux) se rendent directement à Cape Vidal pour des activités aquatiques
(Essentiellement de la pêche) et traversent la réserve à vive allure (malgré que la limitation soit fixée à 50 km/h). Pourtant ce n’est pas faute de panneaux de sensibilisation ! Malgré ça, l’on découvrira en bord de route, une antilope  sauvagement écrasée (triste spectacle qui mérite selon moi, une exclusion à vie de la réserve, combinée à une lourde amende ! Triste).

La Faune, y est abondante (exception faite de lions, girafes, guépards …) - 31 Léopards sont recensés. Et Vindju, on a drôlement envie d’en voir un ! Allez siouplait !!!
La nature luxuriante foisonne ici. On recense, plusieurs types de végétations (Marais, forêts, mangroves à palétuviers, prés salés, palmeraies, plantations d’eucalyptus, dunes …)
Multitude de petits coins boisés où se réfugient les gracieuses Red Duiker et où sautillent les Blue vervet. (Surtout vers Mission Rocks & Cape Vidal)
Hormis les antilopes (Zèbre, Watrebuck, Grand Koudou …) le sympathique spectacle du jour résidera dans la rencontre que l’on a avec les Rhinos blancs (le teint de la peau est bien plus foncé que tous ceux que l’on a pu voir jusqu’ici). Un groupe de 2, un autre de 4 … S’en donne à cœur joie, proches de la piste : sieste, broutage d’herbes rases, marquage du territoire (si vous voyez à quoi ressemble une chiotte à Rhinos : Très impressionnant !)
Ce n’est pas pour rien que l’emblème des réserves du pays Zoulou est le Rhinocéros, tant ils sont nombreux.

Le seul tronçon de route, qui n’est pas goudronné se situe entre Cape Vidal et Emoyeni.
La Loop Road (de son nom) longe à un moment Le lac St Lucia (d’où on peut apercevoir les hippos) …Longue et sinueuse …Elle nous offre l’unique spectacle (hors de l’eau) d’un phacochère sur 15,5 km.
Elle ne peut être empruntée, dès la tombée de la nuit et ce pour des raisons de sécurité. Les hippos sortant de l’eau pour aller brouter, mieux vaut éviter de faire des rencontres nocturnes qui peuvent s’avérer dangereuses. (L’hippopotame est l’animal qui cause le plus de mort en Afrique, après le moustique)

Cape Vidal offre une superbe vue sur l’océan indien, de petits coquillages parsèment la plage qui est sous la brume. Il est drôlement agréable de s’y promener …Gaffe cependant aux singes en tt genre et crocodiles (estuaire non loin).

Estuaire  de St Lucia
Embarquement vers 16h00.
Le temps se dégage en cette fin d’après midi, ce qui nous ravit pour la ballade au grand air.
Nous sommes un groupe d’une 12zaine de personnes … Une fois passé, l’épreuve de l’embarcation, pour moi qui a un soupçon de vertige (du ponton, sur un pneu, du pneu sur le bateau) … On monte à l’étage pour bénéficier d’un espace visuel, plus large.
Une bien agréable promenade de 2 h sur l’estuaire où foisonnent crocodiles (2000) et hippopotames (800).
Les crocos absorbent les derniers rayons de soleil sur la berge, la gueule ouverte, se faisant curer les dents.
Les échassiers déambulent, avec aisance, dans la mangrove. Les aigles pêcheurs scrutent du haut des branches, la moindre proie potentielle.
Les hippos, constituent le spectacle essentiel de cette ballade sur l’eau.
A plusieurs reprises, nous croisons des groupes d’une trentaine d’individus (avec petits). Paisibles pour la plupart, ils ne semblent pas être trop dérangés par notre présence. Un seul individu, ouvrira grandement la gueule (courant sur le sol, en direction du bateau) et chassant l’eau de chaque côté de sa masse. Remue ménage impressionnant.

L’occasion aussi d’échanger avec nos compagnons de banquette (coup de bol, 3 d’entre eux sont francophones : 1 jeune Marseillaise qui est en AFS depuis 3 semaines et qui participe à une étude sur les Rhinocéros Noirs dans la réserve de Hluhluwe et un couple originaire de Cannes qui découvre pour la première fois, la terre africaine avant de s’envoler à nouveau pour Bali … Peter a un abcès dentaire, je compatis, ça me rappelle ma douloureuse épopée à Rome)

Délicieuse évasion, qui se terminera sous les chants des Sud africains qui célèbrent un mariage au fil de l’eau et sous les rayons rougeâtres du soleil qui tapissent l’estuaire et s’étiolent derrière les arbres qui longent la rive.
 
On tente un petit resto chez Alfredo, qui deviendra vite notre QG, tant l’atmosphère y est délicieuse (mélange d’anglais et d’italien) … Très bon rapport qualité-prix et pas mal de Frangelica à l’œil !  Souriant

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« Répondre #6 le: 17 Avril 2006 à 15:42:55 »

17.09.05

Hluhluwe et Umfolozi Game reserve
(96.000 ha de brousse, de savane et de forêts – traversés au nord par la Hluhluwe River, au sud par la White River et au centre par la Black Mfolozi River)
Umfolozi est bien plus sec et touffu que son voisin.

Pas le temps de flâner aujourd’hui … C’est que l’on souhaite être à l’entrée du parc à 6h00 tapante. C’est le WE et celui-ci sera certainement visité par les Sud AF également.
Lever à 4h30 du mat ! (C’est Ti pas beau les vacances et le farniente !) Afin de pouvoir quitter la petite bourgade de St Lucia, vers 5h00 au plus tard. Il faut compter 1h de route pour relier la Nyalazi Gate (entrée commune entre les parcs de Hluhluwe et Umfolozi.).
La circulation est très calme à cette heure là (ce qui n’est pas pour nous déplaire), les petites boutiques, en bordure de route, d’artisanat en bois  (phacochères, Échassiers, masques tronc d’arbre) sont encore vides.
Penny nous a préparé un bac frigo d’enfer  Clin d'oeil…Pour notre petite escapade du jour !

4, 5 véhicules sont déjà à la Gate – Direction Umfolozi Park … Ce qui nous vaudra sur la piste, qui rejoint le Mpila Camp, un soufflage en bonne et due forme de 2 White Rhinos, par un véhicule qui nous collait au train ! Ca commence à bien faire …Ce genre d’énergumènes qui se la joue Bush égoïstes ! Notre capital tolérance à leur égard diminue de jour en jour ! Diabolique

Un petit arrêt au Sontuli Picnic Spot. L’endroit est dégagé et donne vue sur un cours d’eau où pas mal d’animaux viennent se désaltérer. Pour compagnie, nous avons un troupeau d’impalas sur notre gauche et un groupe de Sud AF sur notre droite. L’aire est aménagée pour se faire des Brai et pique nique en bonne et due forme. Nos comparses sont diablement équipés (chaises longues, makala pour se faire le typique petit déj à anglaise (œufs sur le plat, bacon, saucisse etc …) Le tout dans une forme de silence, qui s’accorde avec la nature qui nous entoure.
Quant à nous …On se régale avec le casse croûte de Penny. Quel plaisir un bon Kawa en plein milieu du Bush, suivi d’un petit noeuf dur !

On ne regrette pour rien au monde, notre passage au Bhejane Hide. Enfoncé dans la nature, on le rejoint à pied, par un petit sentier cadenassé par des planches en bois, sur les côtés.
Il donne vue sur une large marre d’eau. (incroyable, car la plupart des point d’eau sont asséché, malgré une végétation assez verdoyante dans l’ensemble)

Quel spectacle inattendu, à 3 m à peine : 1 Rhino Blanc (belle pièce) est en train de se prendre un bain, au centre du point d’eau. Dans le silence qui habite l’endroit, on perçoit le moindre bruit dont le souffle du mastodonte qui fait écho sur l’eau. Il ne se lèvera qu’une fois (dérangé par de petits oiseaux qui viennent récurer l’intérieur de ses oreilles) pour mieux s’affaler à nouveau, un peu plus loin. Il consent à partager l’endroit avec quelques petits clowns de la savane qui se délectent de la boue qui traîne ici et là …pour en tapisser leur groin et le reste du corps, avec moult cabrioles.
Cette rencontre sera la plus belle de la journée. On prendra donc le temps de la savourer.

Le reste du trip se passera à scruter, rechercher, se délecter …Comme toujours, on ne se lasse pas d’être en ces lieux. Une tendre rencontre avec une petite Nyala et sa mère. Une vraie tête d’ange, surmontée de grandes oreilles décollées.
Pas mal de vautours tournoient dans le ciel, mais nous n’apercevrons pas l’ombre d’une proie ou d’un fauve.
Au sol, les élégantes girafes (qui avaient été avares de leur présence jusqu’ici), des Nyalas femelles et mâles (que nous rencontrons pour la 1ère fois depuis le début du périple), buffles, autres Rhinos et bien d’autres antilopes.

Juste un grand moment de frisson pour moi, ayant été assouvir un petit besoin …je me retrouve nez à nez avec une de mes charmantes copines (dont le corps équivalait bien la paume de ma main en largeur) … Glacée, j’ai bondi à l’intérieur de l’habitacle en moins de 2 pour échapper à la rapidos spider qui se déplace à vive allure … Un cauchemar éveillé, cet instant ! Non

Profitant pleinement du temps qu’il nous reste avant la fermeture de la Gate, on fait un petit détour par le parc voisin : Hluhluwe. La petite boucle par Hlathikulu, nous convient parfaitement. Le paysage aux abords de cette piste de terre est magnifique … Très boisé, il est probablement l’antre des léopards (qui se cachent) et de multiples babouins qui s’affairent sur la piste. Des petits, déambulent, en toute innocence, fiers d’afficher leur petit pet tout coloré !

Nous quitterons le parc, juste avant l’heure maximale de sortie. Peu avant la Gate, on ne peut s’empêcher  de grappiller les minutes restantes, à observer le coucher de soleil qui se décline et le lever de lune (pleine) qui  prend possession du ciel, en arrière plan des acacias. Pour couronner le tout, phacochères et girafes nous gratifient de leur présence (2 m) …
Magic Africa, pour ces odeurs, ces couleurs, cette quiétude.

Ce soir nous changeons de GH pour 3 nuits … Penny tient à se ménager des petits moments de retrouvailles avec son chéri, qui revient du Swaziland, après y avoir accompagné des touristes.
Direction Igwalagwala GH (toujours à St Lucia).
Le lieux est sympathique … Mais a bien moins de cachet que notre précédent pied à terre (pas de panique, on va le retrouver, dans peu de temps) … On hérite de la chambre « rose bonbon » … Bah qu’à cela ne tienne ! C’est parfait comme coloris pour accompagner nos rêves!
De plus, nous sommes les seuls occupants et c’est plutôt plaisant.
Le jardin a une nature éclatante …Qu’il fait bon de se prélasser, sous les palmiers dont les régimes perdent quelques noix de palmes (Souvenir souvenirs de mon petit coin de paradis au Shaba)

Ce soir …grande première : dégustation de viande de crocodile pour JP. Assez surprenant !

18.09.05

Les mêmes heures de départ et toujours la formule pique nique (Bruce est bien moins généreux que Penny  Roulement d'yeux…)
Direction Hluhluwe Park.

Entrée par la même Gate, que la veille (c’est celle qui est la plus proche d’où nous sommes)
Au moment de prendre le ticket et de l’arrêt pipi obligatoire (car après faut serrer …fesses et ceintures !) 2 girafes et un troupeau d’impalas se baladent sous notre nez.

On décide de quitter rapidement la route asphaltée pour se perdre sur les pistes en terre … Ayant apprécié le petit détour de la veille on commence par le même endroit, mais bifurquons à la piste Nombali, plutôt que de poursuivre jusqu’à la Hlathikulu … On ne le sait pas encore …mais B**** de M***, on vient de louper un groupe de lions et un black Rhino à cet endroit!  Triste
En effet, plus tard ; lorsqu’on se trouvera à la Mémorial Gate, on découvrira sur le panneau de recensement des animaux du jour, que Lions et black Rhinos ont été aperçu par les rangers sur ce tronçon là ce matin ! Une nouvelle démonstration du fait qu’il faut être au bon endroit, au bon moment.

La journée nous offrira un bien bel autre spectacle : une vingtaine de girafes traversent la piste pour s’abreuver à la petite marre d’eau qui est toute proche. Avec toute leur grâce, elles écartent leurs pattes de devant, allongeant leur cou magistral. On ne se lasse pas d’observer ce ballet élégant. Moteur coupé, on sait que l’on se trouve à un endroit stratégique et la patience paie ! Déboulant d’on ne sait où, une bande de babouins vient partager l’espace, avant d’être rabroués par un troupeau de zèbres, qui veut aussi sa part du précieux liquide, le tout sous le regard de quelques rapaces qui se fondent dans la boue asséchée au centre de la marre.
Nous ne quitterons l’endroit qu’une fois, le spectacle animalier terminé.

Autre endroit sympathique, l’aire de pique nique de Maphumalo. Aux abords de la  Hluhluwe River. A pied on peut rejoindre aisément un petit ponton qui donne vue sur l’étendue d’eau. Buffles et Waterbuck composent la scène. Là aussi, il est bon de se poser et de profiter.

Le reste de la journée sera agréable, mais sans véritables surprises (éléphant et Rhinocéros au loin, sur les collines)

Traînant un peu de fatigue derrière nous quand même, on s’éclipsera du parc vers 15h00 … Evitant ainsi de rouler de nuit (comme la veille) et de se prendre en pleine face les véhicules aux phares déréglés !
2, 3 heures de farniente pour une bonne douche et une petite sieste ne seront pas de refus … Surtout que demain, on ne tient pas à louper l’aventure qui nous attend.

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« Répondre #7 le: 17 Avril 2006 à 15:44:34 »

19.09.05

Une certaine excitation nous a tenaillé toute la nuit … C’est donc en sa compagnie qu’on se lèvera aux aurores …pressés d’être au Rendez-vous (6h30 du mat). L’heure du départ n’est que confirmé la veille au soir, puisqu’elle se base essentiellement sur les conditions météo.

On se souvient de cette 1ère rencontre l’an passé à Simon’s Town & Hermanus (Région du Cap), des émotions que l’on a pu ressentir et qui nous habitent encore aujourd’hui. C’est qu’avoir la chance de rencontrer le plus grand mammifère marin … C’est Kekchose !
L’an passé, nous les avions vu au départ de la côte (à 15 m – Hermanus), cette année on tente l’approche en bateau.

En moins de 2, on se retrouve sur la plage de St-Lucia (là où se rejoignent presque l’océan et l’estuaire) …Le ciel est dégagé et l’océan assez calme (d’excellentes conditions)
Danie nous (5 espagnols et 4 allemands sont aussi de la partie) explique, qu’un Whale Watching est bien une aventure et non une petite excursion pèpère !
Affublés d’un gilet de sauvetage, on doit retirer en 4ème vitesse nos pompes, c’est qu’on met le bateau à l’eau et qu’il ne faut pas traîner pour y monter.
Un des mecs, nous crie « Go Go » accompagnant  son élan vocal de gestes enthousiastes. Comme des dingues (bien émoustillés) on se met à courir, traversant les petites vagues, se trempant jusqu’au dessus des genoux, pour atteindre la passerelle.

On prend place et comprend bien vite …l’explication qu’il nous a fournie avant d’embarquer … Pieds nus au sol, position courbée et les mains qui tiennent de toutes leurs forces les barres de maintien. Mais c’est qu’avec toute l’eau qui gicle …ça glisse ces trucs là ! Une impression de se retrouver dans une attraction sensation, sans ceinture et à se cramponner pour ne pas basculer par-dessus bord ! Je ne tiens pas à faire joujou avec un grand blanc (requin) qui traîne dans le coin. Lèvres scellées

Une puissance de 2 moteurs de 250 cv, pour aller contre les vagues …ça vous fait de drôles de chatouilles dans le ventre … Je me souviens avoir dit à ce moment là : « plus jamais, plus jamais ! » (A présent, je sais : si c’était à refaire …plutôt 2 x qu’1 !)

Après ce départ fracassant, on se retrouve bien plus au large …les vagues sont importantes, mais elles ont encore pas mal de chemin à faire avant d’aller se fracasser, on les monte donc et on les descend avec aisance.

Tout le monde est debout, à l’avant ou en haut du bateau, avec le sens du respect de chacun …A scruter l’horizon et guetter le moindre souffle annonciateur, pourvu qu’elles soient là ! 

Chanceux nous sommes …l’attente n’aura duré qu’1/4 h avant de pouvoir profiter du spectacle pendant 2h30.
A 3h crie Danie … 2 baleines à bosse sont là, à une 50 aine de m. Majestueuses, elles se déplacent avec grâce. On ne perçoit que la rondeur de leur dos, entre deux plongées mais le spectacle est diablement fascinant. Sous l’eau elles laissent une large chape plate à la surface. Elles sont là, proches de nous où vont-elles ressortir ?
On suivra ainsi leur avancée dans cette magistrale étendue d’eau foncée.
Il règne ici une magie presque indescriptible …Tant ce que l’on peut ressentir à l’intérieur de soi est à la fois palpitant et apaisant. Embarrassé

On s’enfoncera encore davantage au large … Pour croiser un groupe de 3 cétacés. Le spectacle va crescendo … En confiance, elles s’approchent très près du bateau (5 m maximum). Danie a pris soin d’éteindre le moteur. Les seuls bruits que nous percevons, sont ceux de leur souffle et de leur déplacements et cabrioles dans l’eau.
Un silence naturel et d’instinct nous habite tous. Comment ne pas profiter au maximum de tout ce qui se dégage de ce spectacle ?
Sublime vue que d’assister au panache de la queue, avant qu’elle ne s’enfonce dans les profondeurs de l’océan. Il y a tant de détails visuels, émotionnels à l’occasion de ces scènes qu’il est difficile pour moi de les décrire.

Le Bouquet final résidera à la vue de ce grand groupe (1 femelle, 7 mâles) Est-ce des joutes amoureuses ?  Les mâles frappent l’eau à coup de grosses nageoires caudales.  Tourbillon d’émotions !

Le retour sur la terre nous laissera encore plein de vagues dans le cœur. Les visages sont éblouis, la tête étourdie et l’estomac pas trop en compote (une seule des participantes a eu le mal de mer … Pour une fois, j’suis passé outre, m’étant bien gardée d’avaler quoique ce soit avant !)

On terminera la journée à flâner ici et là, à St Lucie …A siester et à rêver encore et encore.
Rencontre d’un couple d’allemands chez alfredo
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« Répondre #8 le: 17 Avril 2006 à 15:47:04 »

20.09.05

Même rituel, que les autres jours : hors de la couette, bien avant le lever du soleil pour pouvoir être au plus tôt à l’entrée de la réserve.
Il nous faudra 2 h de route, pour rejoindre la Réserve de Mkuze.

Les 19 derniers km sont costauds … Piste de terre, cabossée à souhait. Notre véhicule de couleur blanche (à la base) n’est plus qu’un amalgame de grosses tâches ocres.
A chaque claquement de portière, on s’en prend plein les fringues et les narines !

On est au bout du monde sur cette portion … Etendues semi sauvages. Vaches et ânes déboulent de partout …Un seul village où nous prendrons le temps de nous arrêter pour donner les bics (que nous avions emportés) aux petits écoliers de brousse (dont l’uniforme est impeccable !)

Dingue ceci dit, car les pistes principales à l’intérieur de la réserve sont goudronnées (les pistes intermédiaires, sont en terre mais d’une bien meilleure qualité) … Le tourisme aurait-il plus de poids que la vie locale Heuh? Heuh?

On est le 1er véhicule enregistré du jour (Emshopi Gate) … Et le registre indique que le maximum de véhicules passés ce WE est au nombre de 10 ! Bizance … On ne va pas se coltiner, des 4 roues à tous les coins !

Réserve de 40.000 ha, Mkuze s’étend sur les contreforts des monts Lebumbo. Végétation essentiellement composée de forêts d’épineux et de savanes herbeuses. La réserve est riche en faune, mais les lions font défaut.
Recensement de quelques animaux :
66 Rhinos noirs
65 Rhinos blancs
40 éléphants
40 girafes
5600 impalas
Nyala
Gnous
Hyène tachetée
Serval
Léopard
Guépard
Hippopotames
Crocodiles
Multitudes d’oiseaux


Très beau spectacle sur la piste de Kumahlahla. Un petit point d’eau, (très boueux au centre) est tout proche de la piste …Seul un zèbre y flâne tranquillement. On décide de s’y arrêter une petite heure … Qui ne tente rien n’a rien ! On éteint donc le moteur et on attend patiemment. Et comme à chaque fois, ce genre de tactique paie !
Seconde visite : 2 varans apparaissent pataugeant dans la boue avec aisance, ils se déplacent avec une agilité folle mais restent suffisamment au cœur du spectacle, pour que l’on puisse en profiter pleinement.
Une tête d’impala se pointe ensuite …
Suivi d’une sacrée bande de Blue Vervet … On s’amuse de leurs pitreries.
Ca fourmille de petits oiseaux multicolores également … On ne sait plus où donner de la tête, tant tout ce petit remue ménage nous intéresse.
Le clou du spectacle résidera, à la venue d’un troupeau de Nyala (un seul mâle, une dizaine de femelles et de nombreux petits) … Le mâle, se positionne clairement en protecteur du groupe et ne détache que rarement son regard du nôtre.
Deux petits s’aventurent au cœur de la marre boueuse … L’un moins à l’aise que l’autre, s’enfonce jusqu’au flanc … Il éprouve des difficultés pour retourner sur la terre ferme. J’suis inquiète … « Mince et si il devait resté prisonnier de ce tas de mélasse ! Il ferait les choux gras des prédateurs qui peuvent rôder dans le coin ! Mais c’est la nature sauvage et bien que cela me fende le cœur, on a pas à d’y interférer » Embarrassé
La mère est au bord de la marre, nerveuse elle pousse de petits éternuements ! Le petit s’agite et fort heureusement arrive à s’extirper de l’endroit où il était prisonnier. C’est complètement crotté qu’il rejoindra le troupeau …A mon grand soulagement également !
Les phacochères, eux sont bien plus à l’aise, dans cette mixture … Plus ils s’en foutent sur tout le corps et mieux ils s’en trouvent !

Direction ensuite Nsumo Pan, vaste étang au sud de la réserve où foisonnent crocodiles, hippopotames et nombreux oiseaux.
Agréable point de vue, non loin d’un nid d’où nous scrute (de ses grand yeux ronds), une pel’s fishing owl.

Comme à chaque fois, que l’on roule …je m’attache aussi à regarder sur les pistes de terre (excréments et traces …histoire de voir, quel animal a pu passer par là récemment) … De belles empreintes sont laissées par un léopard ... Mais, nous n’apercevons pas le roi du camouflage !

Entre Mantuma et la Gate, quelques gracieuses girafes, accompagnerons notre route du retour.

Ce soir, on retourne à la Maputaland GH. Le temps de récupérer nos bagages de l’autre côté. Bruce étant parti pêcher à Kosi Bay, on remettra les clés, à Penny (ils se connaissent tous dans le coin !)
Le temps de se décrasser, d’aller se dévorer un plateau de fruits de mers au Quater Deck. On y rencontre un couple (lui français, elle hollandaise, vivant tous deux en Martinique). Petite soirée sympa … Bien que nous savons déjà que c’est l’avant dernière !
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« Répondre #9 le: 17 Avril 2006 à 15:48:45 »

21.09.05
Dernière touche de Bush avec une petite incursion très matinale et en fin d’après midi dans le Greater St Lucia Wetland Park.
Dernier espoir aussi, de tomber sur un léopard …Peine perdue ! On ne peut pas gagner à tous les coups ! (1er des big Five l’an passé et le seul que l’on n’aura pas eu la chance de voir cette année)

Le reste de la journée, sera consacrée au farniente (ben vi un peu quand même), au shopping et à flâner le long de l’océan indien.
Vers 18h00 … la devanture de la GH voisine est envahie par un énorme groupe de mangoustes ! Elles sont trop choutes et elles nous aurons bien fait rire, à s’agiter dans tous les coins : un petit accouplement par ici, un grand coup de gueule par là !

La soirée sera courte mais intense, chez Alfredo. Avant de partir … Il tient à nous offrir de superbes pierres … Autant de convivialité, ça nous touche ! Promis, Fredy (de son surnom !), on reviendra !

Le croassement des crapauds, sera la berceuse de notre dernière nuit.

22.09.05

Lever en vitesse …Bouclage des derniers bagages ! Mince la fermeture éclair du sac qui lâche ! Vite Penny : du fil à coudre (histoire qu’il tienne jusque JNB !) Roulement d'yeux

Dernier succulent petit déjeuner (vont me manquer tous ces fruits) … Un petit coup de tuyau d’arrosage sur la voiture et hop, c’est parti direction Durban (la ville indienne).

On décolle à 13h50 pour JNB … Le second vol pour Frankfort part à 19h20 …Celui pour Bruxelles (le 23.09 à 7h15)
Ben, les retours sont jamais bien agréables à raconter … Le corps revient, la tête reste là bas …

Et pis, vous connaissez tous la chanson : « Quand est ce qu’on repart et où ? »
Tout ce que je sais : bien besoin encore de ma touche de savane africaine herbeuse …
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« Répondre #10 le: 20 Avril 2006 à 18:44:44 »

WhooooooooooooooooooooooU!!!! Quel récit!!!! Sourire
J ai envie de partir!!!!
L'Afrique du Sud est dans nos projets... le Parc Kruger!!!!
J 'a vu le site d'Alain et Francoise...bon à savoir!
En attendant je vous avoues que j'en reste bouche bée en lisant ce que vous avez écrit.
Avec un peu d'immagnination...on se retrouve dans la savane!!!
L 'effet d'un grand vide quand on atterit dans le pays du retour!!!!!
Cette odeur unique que l 'Afrique laisse sur notre peau, et que durant des jours et des jours on essaye de garder.... pour rester en contact avec cette merveille qu'est la Continet Africain! Sourire
Incroyable ce besoin de se sentir libre...et la seule possibilité est d'y retourner!!!...
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« Répondre #11 le: 20 Avril 2006 à 18:46:52 »

Merci Dany c'est tout a fait cela ... L'Afrique et ses émotions
Tiens je vais ouvrir un topic à ce sujet dans la rubrique Jambo ...  Sourire
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« Répondre #12 le: 20 Avril 2006 à 19:04:18 »

Citation
L'Afrique du Sud est dans nos projets... le Parc Kruger!!!!

Je reste à ta disposition, pour toute info souhaitée pour t'aider dans l'organisation de ton trip, si tu le souhaites.

 Sourire
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« Répondre #13 le: 03 Juin 2006 à 17:54:03 »

Je viens de lire ton récit. C'est effectivement très intéressant car je peux me faire une idée des endroits que tu as traversés. Ta recherche du léopard me fais penser à une de mes reflexions pendant mon trip: l'expérience des guides est primordiale pour la découverte de la faune surtout pour des félins aussi furtifs.

Je vais également lire les autres sur l'AFS car je devrais choisir un pays pour mon prochain safari. L'AFS me semblait un peu trop occidentalisée et trop fréquentée par les "indigènes" mais si cela coince dans certains cas, apparemment, il y a moyen de trouver des endroits calmes.

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« Répondre #14 le: 04 Juin 2006 à 00:40:25 »

Va falloir que je me sauve de ce forum moi, parce que je vais pas tenir juqu'en septembre si ça continue  Grimaçant

Simba : juste pour être sur de bien comprendre quand tu dis ça :
Citation
Et une frustration doublée d’un agacement sans faille !!!  Faché(A 1 m ½ de la piste, il s’abreuve …On aperçoit son arrière train et sa sacrée crinière …Impossible de s’approcher !!! 2 grands véhicules (genre camions 4x4 transportant une 30aine de touristes) sont là à squatter la place stratégique !
ca ce passe dans le PN de Pilanesberg qui est comme l'indique le PN un Parc National ou tout le monde peut aller en payant l'entrée c'est donc pour ça que c'est l'embouteillage, right ?

Et j'imagine que tu DOIS rouler sur les pistes et ne pas en sortir right again ?

 Reflexion perso depuis qques jours que je lis vos carnets, ce genre de choses :
Citation
Les nuits furent simplement ponctuées, des cris de multiples oiseaux, du ricanement d’une hyène, du pisottage d’un buffle sur les tendeurs (Vindju que ça fait du bruit !), du feulement lointain d’une lionne, du passage de quelques éléphants, du broutage des antilopes, des bonds affublés de grands yeux rouges de 2 Lesser Bush Baby qui avaient élus domicile dans le toit de chaume de notre salle de bain.
C'est super fun a LIRE mais SI j'y vais, quand je vais me retrouver TOUT SEUL dans ma tente je suis sûr que je penserais a ce message en trouvant ça BEAUCOUP moins fun !!!  Grimaçant Grimaçant
Et comme j'ai lu chez je ne sais plus qui c'est la que l'on se rend compte que sous le (très mince) vernis de civilisation reste le faible humain qui pendant des millénaire n'a pas fait le malin quand il entendait les fauves bouger !  Grimaçant


Sinon, la tu nous as fait la totale, les gros zanimaux sur la terre et les baleines dans le même trip ... Ououh ! Epoustouflant ... On signe OU ?? Clin d'oeil
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Patrick.
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